Les carnets de Radicale

16 avril 2014

A lire en vacances : Comment tomber amoureux sans tomber / Anna et le french kiss

Parce que parfois, on a envie de léger, rien que léger... A noter pour cet été !

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Comment tomber amoureux sans tomber, de Susie Morgenstern, édité chez l'Ecole des Loisirs

     Résumé : Annabelle a décidé que son coeur était hors service et sous les ordres exclusifs de son cerveau. En terminale S, rien n’existe en dehors de son travail. Et pas question pour elle de se limiter à l’obtention du bac, il faut qu’elle soit la meilleure. Les garçons ? De simples copains. Et ce n’est pas Samuel, le fils de l’ambassadeur des États-Unis parachuté dans sa classe, qui y changera quelque chose.

     Certainement pas le roman de Susie Morgenstern le plus marquant parmi son oeuvre, et qui a donc tout à fait sa place pour une lecture estivale et légère. Alors que le texte semble cibler les adolescents, j'ai été agréablement surprise qu'on ne se fixe pas uniquement sur Annabelle et Samuel, mais aussi sur leurs familles, parents, grand-parents, oncles et tantes ; ça amène un joyeux bazar plein de gaieté et de couleurs. On pourra par contre reprocher à l'histoire de mettre en scène uniquement des situations où tout se passe bien, où rien n'est grave ni problématique, et de faire évoluer les personnages dans un milieu très aisé et un peu déconnecté ; c'est pour ça qu'on choisira une période de vacances pour la lecture de ce roman très optimiste.

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Anna et le french kiss, de Stephanie Perkins, édité chez La Martinière

     Résumé : Anna avait prévu de passer son année de terminale chez elle, à Atlanta, avec ses copines, son récent petit copain et son job au cinéma d'art et essai de la ville. Mais ses parents ont décidé qu'elle devait voyager et l'ont envoyée pour un an au lycée américain de Paris. Fraîchement débarquée en France, Anna, réservée, maladroite et ne parlant pas un mot de français, se sent complètement perdue. Et quand elle tombe sous le charme d'Étienne, un jeune franco-américain totalement craquant, c'est la panique… D'autant plus que celui-ci a déjà une petite amie.

     Vu et revu, ça fonctionnera si vous n'en attendez pas trop. Un petit plaisir éphémère, une sucrerie, qui s'oublie aussitôt terminé.

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13 avril 2014

Fangirl

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Rainbow Rowell

Milady

        Résumé de l'éditeur : Cath est fan de la série Simon Snow, comme le reste du monde. Sauf qu'elle ne se contente pas d'endosser le costume de son héros favoris à chaque avant-première, elle va jusqu'à écrire la suite des aventures du jeune mage, et publie ses histoires sur un site où sa fanfiction est suivie par des milliers de lecteurs. Tout bascule le jour où Wren, sa soeur jumelle, qui partage sa passion depuis toujours, décide de faire chambre à part sur le campus universitaire. Alors que Wren s'apprête à profiter dignement des joies de la vie étudiante, Cath est soudain projetée dans un univers hostile où elle va devoir se confronter à des gens bien réels : son père, publicitaire qui frise le surmenage, une prof de littérature qui méprise la fanfic, une coloc un peu revêche et un petit ami envahissant.

        De l'auteure, j'avais déjà lu Attachement, une romance intelligente pour adultes, repérée chez Sita et Archessia. Pour Fangirl, j'ai fait lecture commune avec Lyra (qui le découvrait) et Sita (qui le relisait).

     Et là... quel plaisir de savoir que ça va être un bon bouquin dès les 30 premières pages ! C'est bien écrit, ça se lit avec bonheur. La narration est ponctuée d'interludes des faux extraits de Simon Snow (dont la saga rappelle étrangement un autre jeune sorcier mondialement connu...) et des fanfictions de Cath, avec des allusions crypto-gay entre le héros et son camarade de chambrée qui m'ont fait pouffer de rire ! D'ailleurs, concernant ces petits intermèdes, quand je lisais les passages Simon Snow, je me disais "Arf, je préfère quand c'est Cath qui écrit sa fanfic", avant de réaliser qu'en fait tout est de Rainbow Rowell... Plutôt fortiche d'arriver à faire oublier ça, non ?

Vous trouverez aussi des questions sur les relations sociales et familiales, la sensation d'être en décalage avec le monde réel, une réflexion intéressantes sur écriture (notamment dans la première partie lorsque Cath suit son cours d'écriture), une (re)découverte du monde des fanfictions, qui m'était jusque là inconnu. 

C'est un roman adultes accessible aux ado, ou un roman ado appréciable par les adultes. Une auteure à suivre, c'est acté ; d'ailleurs, j'attends avec impatience une traduction de son roman Eleanor & Park... A bon entendeur ?

EDIT : c'est fait, Eleanor & Park est prévu en français chez Pocket Jeunesse le 5 juin 2014 ! Merci PKJ !

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09 avril 2014

Lus en vacances

Parce que je n'ai pas eu le temps de faire une "Pile à lire des vacances", voici les livres réellement lus durant ma semaine de congés !

Avis à venir dans les semaines qui viennent !

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addiction

sansparlerduchien

fangirl

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06 avril 2014

Ces titres que je ne chroniquerai pas...25

Un petit point sur les livres auxquels je ne réserverai pas de chronique individuelle, par manque de temps, parce que je ne les ai pas fini, parce que je ne les ai pas compris... C'est parti !

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Le prix à payer, de Vincent Faucheux, édité chez Alice

Résumé : Paul Tournier, célibataire, a une existence réglée comme du papier à musique : boulot, métro, dodo. Il ne se plaint pas, mais se demande parfois lesquels de ses choix dans le passé l'ont empêché de vivre l'existence de ses rêves. C'est d'ailleurs la question qu'il se pose, lorsque, ce soir-là, en rentrant du bureau, il traverse la rue distraitement et se fait renverser par une voiture. Quand il se réveille à l'hôpital, un homme, tout de blanc vêtu, se tient devant lui. Il dit s'appeler Fortunae et offre à Paul l'opportunité de revivre certains événements majeurs de sa vie et d'ainsi pouvoir modifier ses choix. Une chance pour Paul ? Peut-être.

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que j'ai trouvé les dialogues plats et que je n'ai vraiment pas compris la morale du roman, en tout cas pas à partir du moment où l'idée d'un remède pour des millions de personnes entrait en jeu...

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Un jour, de David Nicholls, édité chez 10-18

Résumé : Lui, Dexter, issu d'un milieu aisé, séduisant, sûr de lui, insouciant. Elle, Emma, d'origine modeste, charmante qui s'ignore, bourrée de complexes, de principes et de convictions. Nous sommes le 15 juillet 1988. Margaret Thatcher est au pouvoir, la new wave bat son plein, Dexter et Emma viennent de passer une nuit ensemble. Ces deux-là ne le savent pas encore mais ils ont vécu un coup de foudre. D'année en année, Dexter et Emma vont se chercher, se perdre, s'aimer, se détester, se séparer...

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que Sita sait parfaitement donner envie en quelques lignes ! Un roman à la construction très prenante façon Quand Harry rencontre Sally, chaleureux et loin d'être niais.

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C'est pas grave, de Jo Hoestland, édité chez Milan

Résumé : Chloé a 14 ans. Avec sa vie d'ado qu'elle conjugue au jour le jour. Je, c'est elle, le jour où elle explose contre sa mère, avec des mots qui font mal, à celle qui les entend, mais aussi à celle qui les prononce. Tu, c’est Mathis, son petit copain qui ne veut plus d'elle. Première rupture. Il, c’est son père, parti si tôt de la maison, qui n’a pas accompagné toute son enfance et qui essaie de se racheter, bien maladroitement. Elle, c’est la version parfaite de Chloé, celle qu’elle voudrait être, la créature de rêve des magazines, mystérieuse et hautaine. On, c’est une histoire d’amitié entre Liza et Chloé. Une histoire si forte qu’elle en est devenue fraternelle, mais qui s’est brisée, à cause de Mathis, justement. Nous, c’est elle et sa grand-mère, un dialogue entre deux générations, une grand-mère qui dit à Chloé ce que sa mère n'a jamais pu, ou su, lui dire. Vous, c’est ce prof d’histoire passionné et passionnant, qui l’intéresse au monde et qui la valorise. Ils, c’est toutes ces personnes qui parlent à la télé ou dans sa classe. Ceux qui pensent tout savoir et pouvoir répondre aux besoins de Chloé et de son entourage. Ceux qui sont loin mais se croient près. Elles, ce sont les filles de l’autre côté de la rue. Celles qui se croient supérieures, celles qui sont riches.

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que j'ai trouvé le roman pas mal, mais pas génial non plus. Le procédé d'écriture est censé interpeller mais touche tous les domaines (sa mère, son copain, son père, etc.) et l'accumulation finit par sembler disproportionnée. Dommage, la colère adolescente était plutôt bien rendue.

02 avril 2014

A lire en vacances : Les princes charmants n'existent pas / Mélanie et les sept frères Mcgowan

Parce que parfois, on a envie de léger, rien que léger... A noter pour cet été !

 

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Les princes charmants n'existent pas, de Maïa Brami, édité chez Nathan

     Résumé de l'éditeur : À quinze ans, Nora est une incorrigible rêveuse, qui préfère le glamour hollywoodien d'une Ava Gardner aux amours bien prosaïques de sa copine Julie avec le beau gosse du lycée. Lorsqu'un jour une lettre de rupture adressée à son voisin, un certain Rodrigue, tombe sur son balcon, elle renvoie la missive au bon destinataire. Il lui répond. De lettres en lettres, les deux jeunes gens deviennent intimes. Sans vraiment oser passer à l'action, Nora ne peut s'empêcher de rêver à une histoire d'amour avec Rodrigue. Mais la réalité peut-elle être aussi belle que le fruit de son imagination ?

        C'est un roman semi-épistolaire, qui alterne les passages narratifs classiques avec les échanges de lettres de Nora et son voisin. On s'attache aux personnages au fil des lettres, surtout à la fantaisie de la narratrice ; ceci dit, si vous lisez régulièrement des romans pour adolescents, vous ne trouverez globalement rien de nouveau dans cette histoire, qui ne sera pas forcément une lecture marquante pour moi. La question intéressante (rester dans le fantasme et passer à côté de l'amour, ou vivre dans le réel et risquer d'être déçu), est répétée un peu trop souvent, ce qui finit par agacer un chouilla et donner envie de secouer l'héroïne. Typiquement une lecture à réserver pour des vacances ou un moment de détente.

 

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Mélanie et les sept frères Mcgowan, de Kate Brian, édité chez Pocket

        Résumé de l'éditeur : Quand ses parents sont mutés en Corée, Mélanie refuse de les suivre. Sa seule option : s'installer chez leurs amis McGowan. Mais elle hésite : les McGowan ont sept fils ! Et à seize ans, elle n'est pas vraiment à l'aise avec "l'espèce" masculine. Et si Mélanie en profitait pour observer ces êtres étranges et mystérieux : les garçons ? Observation n° 1 : je plane au milieu d'apollons aux sourires ravageurs. Observation n° 2 : il faut un verrou à la porte de ma chambre. Observation n° 3 : les mecs ont déclaré la guerre.

        Là non plus, rien de vraiment créatif dans l'histoire et le contexte ; par contre, on savoure une héroïne un peu dégourdie, indépendante et rigolote, et c'est déjà pas si mal ! Le roman est aéré avec la mission d'observation du mode de vie des garçons qui apporte de petites touches d'humour, et fera une excellente lecture pour vos week-ends prolongés de printemps ou d'été !

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30 mars 2014

Les Todds, tomes 1 et 2

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Les Todds, tome 1 : L'étrange héritage de l'oncle Déprius, d'Harald Tonollo, édité chez Hachette

     Résumé de l'éditeur : Pas facile d'être la seule humaine de la famille ! Chez les Todds, des parents aux frères jumeaux, tout le monde a du sang d'enchanteur ou de sorcier dans les veines. Sauf Polly qui préfère les fleurs aux orties, le bus au corbillard, et la blanquette de veau au pudding d'asticots. Aussi, quand ses parents décident d'emménager à Sacrain, dans une demeure lugubre dépourvue d'électricité, la situation prend des allures de catastrophe. Trop, c'est trop !

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Les Todds, tome 1 : Le cas Hannibal, d'Harald Tonollo, édité chez Hachette

     Résumé de l'éditeur : Alors que Polly hésite à révéler l'originalité de sa famille à Otto, son seul ami, un événement vient perturber l'existence des Todds : Hannibal, le chien de la cuisinière, a été kidnappé. Les ravisseurs exigent une rançon pour le moins étonnante : pas d'argent, mais le livre Magia. Relégué dans la cave des Todds, ce vieux grimoire ne contient que des formules magiques inutilisables... Qui pourrait bien être assez fou pour vouloir de ce vieux livre sans intérêt ?

        Une sympathique nouvelle série qui nous vient d'Allemagne, avec une esthétique gothique et une famille pas ordinaire ! Les dessins sont attrayants et rappellent un peu la série Balthazar. Dans l'ensemble, rien de vraiment révolutionnaire dans l'histoire et les illustrations, mais les romans sont plutot frais et de bonne qualité. Les jeunes lecteurs aimeront se confronter à des personnages gentiment effrayants (mais pas trop), et le ressenti de Polly fera écho à l'impression de chacun que sa propre famille est étrange et (vraiment) pas comme les autres ! Attention, même si chaque histoire est complète à chaque tome, il faut les lire dans l'ordre, car on découvre de nouveaux éléments qui donnent d'ailleurs bien envie de découvrir la suite !

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23 mars 2014

Ces classiques que je ne chroniquerai pas : Jane Eyre / Les Hauts de Hurlevent / Orgueil et préjugés

     En début d'année, j'ai été prise d'une soudaine envie de découvrir quelques classiques (merci la liseuse et ses ebooks gratuits). Je vous avais donc sollicité sur Facebook car je ne savais pas par quel titre commencer entre Jane Eyre, Les Hauts de Hurlevent et Orgueil et préjugés ; et là, déchaînement de passions ! Bref, vous m'avez donné envie de lire les trois sans attendre...

     Je ne vais évidemment pas faire une analyse littéraire de ces textes, ni en situer le contexte historique ; voici donc quelques impressions de lecture, parfois pleines de surprises !

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Les Hauts de Hurlevent, d'Emily Brontë

     J'ai donc commencé par ce titre, et je m'en faisais une idée complètement différente. Je m'attendais à une histoire d'amour, très romantique, avec des personnages attachants ; j'ai donc été très surprise par la violence de l'histoire, la cruauté des personnages torturés, la folie ambiante et malsaine qui règne tout au long du roman. Un texte extrêmement moderne, qui ne correspondait pas forcément à ce que j'avais envie de lire à ce moment là, et qui ne restera pas mon préféré.

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Jane Eyre, de Charlotte Brontë

     Une écriture fluide, une construction prenante, une héroïne forte et pleine de caractère : un vrai plaisir de lecture.

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Orgueil et préjugés, de Jane Austen

     Comme pour Les Hauts de Hurlevent, une sacrée surprise par rapport à l'image que j'en avais, mais cette fois-ci en positif ! J'imaginais une histoire touchante mais un peu naïve, tirant sur le kitsch ; c'est tout le contraire ! Elizabeth et Jane sont pleine de vivacité, d'esprit et d'intelligence, l'évolution psychologique des personnages est bien rendue, et surtout j'ai trouvé le roman très drôle ! J'ai notamment beaucoup aimé le personnage du père, mi-blasé, mi-sarcastique... Le langage est bien sûr d'époque, mais la construction linéaire rend la lecture aisée.

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19 mars 2014

L'étonnant talent de Kevin Kale

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Ingrid Law

Bayard

        Résumé de l'éditeur : Comme tous les enfants de sa famille, Kevin a découvert, le jour de ses 13 ans, son pouvoir : d’un simple regard, il peut réduire en pièces détachées n’importe quelle construction. Lors d’une réunion familiale dans le ranch d’un oncle, Kevin provoque l’écroulement d’une grange. Ses parents lui proposent alors de rester au ranch, à la campagne, le temps qu’il maîtrise son don. Kevin y partagera le quotidien d’une flopée de cousins aux dons fantasques.

        Le roman se situe dans le même univers et la même famille que Le formidable voyage de Missi Beaumont paru l'année dernière chez le même éditeur, mais peut se lire tout à fait indépendamment ; la preuve, je l'ai découvert au milieu de ma lecture, et ça ne m'a pas dérangée. Certes, ce n'est pas la première fois qu'on lit une histoire de pouvoir qui se déclenche à l'adolescence, et que le jeune garçon apprend à maitriser en se découvrant et en murissant, mais ça reste efficace et agréable à lire malgré tout. En plus de ce traitement un peu classique, j'ai regretté que Kévin ait le même pouvoir que le héros de la série Alcatraz, même si c'est dans un registre beaucoup plus sérieux !

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16 mars 2014

Collection Petite Poche : Mollo mollo le matin / La claque / La caravane / La tête de mon brochet

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Mollo mollo le matin et pas trop vite l'après-midi, de Gaia Guasti, édité chez Thierry Magnier

Résumé : Prune attend tous les jours une lettre d'Augustin au village de Mollo-en-Borgne où elle passe ses vacances avec les derniers vieux habitants du village.

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La claque, de Magali Wiener, édité chez Thierry Magnier

Résumé : La main de son père est partie trop vite, et la claque a marqué sa joue. Aglaé ne comprend pas la colère de son père. Achille et elle avaient cru bien faire en rentrant seuls du centre de loisirs, malgré la nuit.

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La caravane, de Kochka, édité chez Thierry Magnier

Résumé : Jessy est de passage dans la vie de Jeanne, dans sa caravane elle parcourt les routes avec sa famille. Malgré leurs vies très différentes, elles vont devenir amies.

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La tête de mon brochet, d'Isabelle Colombat, édité chez Thierry Magnier

Résumé : Comme chaque dimanche, Lolo accompagne son grand-père à la pêche. Comme chaque dimanche, en regardant l'usine qui borde l'étang, son grand-père lui raconte le temps où il y était ouvrier. Enfin, ce jour-là, un gros brochet mord à l'hameçon.

 

     Une petite collection de très courts textes (45 pages), qui peut être accessible aux lecteurs débutants (6-8 ans) mais dont les sujets toucheront plus les 8-12 ans, et qui peut donc être proposée aux faibles lecteurs sans craindre qu'ils ne trouvent les histoires trop enfantines.

     Dans l'ordre de mes préférences :

Mollo mollo le matin et pas trop vite l'après-midi, qui donne le ton avec son excellent titre : un histoire très rigolote, avec une structure en randonnée qui rappelle les contes pour les tout-petits, et qui surprend et fait sourire avec ses deux lettres inattendues.

La claque, qui parlera aux lecteurs par la proximité de cette tranche de vie quotidienne.

La caravane, qui donne à lire une jolie histoire d'amitié entre deux fillettes, mais qui à mon sens propose une vision un peu désuète et idéalisée des gens du voyage.

La tête de mon brochet, sûrement le plus poétique et émouvant des quatre avec le personnage brisé (dans tous les sens du terme) du grand-père, mais dont la fin tombe un peu dans l'étang.

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12 mars 2014

Des suites et des fins : Alcatraz 4 / Journal d'un dégonflé 7

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Alcatraz contre l'ordre du Verre brisé, tome 4, de Brandon Sanderson, édité chez Livre de Poche

     Résumé de l'éditeur : Alcatraz Smedry, celui qui a le Talent Brise-Tout, a encore beaucoup à prouver mais peu de temps devant lui. Dans cette dernière aventure, Alcatraz affronte une armée de Bibliothécaires – et leurs robots géants – dans le but de conquérir le royaume de Mokia. Si les Bibliothécaires remportent le combat, tout ce qu’Alcatraz a accompli si ardemment jusqu’ici pourrait aboutir à une catastrophe. Alcatraz doit ainsi faire face aux robots, aux mauvais Bibliothécaires et à sa propre mère ! Sera-t-il capable de sauver le royaume de Mokia et les Royaumes Libres de la colère des Bibliothécaires avant que tout tombe en miettes ?

     C'est avec un grand bonheur que je suis tombée sur une pile de livres de poche il y a quelques mois : les trois premiers tomes de la série Alcatraz ont été réédités en poche, et surtout Hachette en a profité pour sortir le tome 4 dans la foulée ! Quelle bonne idée, ça faisait déjà un bout de temps qu'on l'attendait ! Vous le savez, je suis fan de la série, séduite dès le premier volume par un humour complètement décalé et délirant qui m'avait réconciliée avec Brandon Sanderson. Si vous êtes arrivé jusqu'au 4, pas d'inquiétude, vous connaissez le fonctionnement et vous ne serez pas déçu, ça continue à dépoter dans tous les sens. Un roman fidèle aux trois autres, avec peut-être un très léger essoufflement sur certaines blagues, mais j'ai encore ri aux éclats à de nombreux passages, ce qui est plutôt bon signe ! Le livre de Poche nous annonce qu'il s'agit de l'ultime aventure d'Alcatraz, mais il semblerait que les farces de l'auteur aient encore fait une victime, puisque la page wikipedia annonce un cinquième roman à paraitre en anglais en 2014...

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Journal d'un dégonflé, tome 7 : Un coeur à prendre, de Jeff Kinney, édité chez Seuil

     Résumé de l'éditeur : Le monde de Greg s’écroule quand son collège organise un bal pour la Saint Valentin. C’est la panique : si aucune fille n'accepte de l'accompagner, il sera la risée de l'école. Et il ne peut pas compter sur l’aide de son ami Robert, qui n'y connaît RIEN aux filles. Il lui reste quelques semaines avant le bal. D'ici là, Greg a intérêt à se tenir à carreau et à ne pas se ridiculiser en public, une fois de plus, s'il veut trouver une cavalière…

     On prend les mêmes et on recommence ? Oui, mais on s'en fiche, parce qu'on adore ! Encore plus que les histoires dans lesquelles Greg n'en finit plus de trouver tous les moyens possibles et imaginables pour se ridiculiser, ce sont les illustrations qui me font exploser de rire. On ne s'en lasse pas, et surtout on continue à le conseiller à des collégiens faibles lecteurs ou carrément réticents à l'idée de se lancer dans un roman : effet garanti !

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05 mars 2014

Nouvelle collection Pépix : Sacrée souris / L'ogre au pull vert moutarde

     A première vue, la nouvelle collection Pépix de Sarbacane, des romans illustrés pour les 8-12 ans, s'inspire de l'excellente et inventive collection Witty d'Albin Michel. Même concept, même tranche d'âge, même mise en page, jusqu'à la police de caractère qui ressemble fort à celle de Witty ! Sur sa page de présentation, Pépix revendique humour, irrévérence et efficacité anglo-saxonne... ça vous rappelle quelque chose ? La nouveauté se situe donc au niveau du choix des auteurs, puisque les jeunes lecteurs pourront découvrir des textes d'écrivains français.

Reprendre une idée qui fonctionne déjà est souvent risqué : peut-on faire mieux que l'original ? La lecture de ces deux premiers titres de la collection me laisse franchement mitigée.

EDIT DU 8 MARS : Il est important pour moi que ce blog puisse être un espace d'échange et de discussion. Pour que ce soit possible, deux points de vue valent mieux qu'un !

     Vous pouvez donc nuancer mon billet en prenant connaissance des explications de Tibo Bérard dans son interview sur le blog de Nathan : il développe certains aspects de la genèse de la collection, et souligne notamment le travail important réalisé par les auteurs et l'éditeur sur les textes eux-mêmes, se différenciant ainsi de la collection Witty que j'évoquais plus haut (et qui publie uniquement des traductions de romans déjà mis en forme).

 

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Sacrée Souris, de Raphaëlle Moussafir, édité chez Sarbacane

Résumé de l'éditeur : Comment Léonore, une souris supra-minus, est devenue LA petite souris. À l’origine, Léonore n’était pas la plus travailleuse des souris : elle était même super douée dans l’art de faire semblant de débarrasser la table. Elle vivait dans le Grand Grenier du Château Grandiose, comme tout son peuple… mais quand la Reine des souris est morte, les laissant toutes à la merci des rats, il a fallu trouver une solution : un palais. Un palais bâti… avec des dents de lait.

Un titre qui nous prouve que l'humour anglo-saxon ne se copie pas... Entre l'irrévérence et la vulgarité, il n'y a souvent qu'un pas ; par son ton agressif, le roman franchit souvent la frontière de la méchanceté en croyant être impertinent. Pourtant, je vous assure que j'ai une certaine marge avant d'être choquée (je n'ai même pas eu peur quand Burt veut transformer Zoé en chair à hamburger, dans Ratburger !) ; mais je ne résiste pas à vous mettre un petit extrait

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qui nous explique donc que

1) Si ta maman est grosse, tu as (forcément) honte

2) Si elle est grosse, les hommes ne la regardent pas (no comment !)

3) Si elle ne plaît pas aux hommes, elle n'est pas heureuse. Parce qu'évidemment, l'épanouissement de la femme passe par le regard (lubrique) des hommes.

Mouarf. Dommage pour l'auteure du Vent dans mes mollets, mais l'essai de la collection Pépix est loin d'être transformé avec Sacré souris.

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L’ogre au pull vert moutarde, de Marion Brunet, édité chez Sarbacane

Résumé de l'éditeur : Abdou et Yoan vivent dans un foyer pour enfants. Vous savez, les enfants dont personne ne veut… Ceux qui n’ont « pas d’avenir », comme le répète l’horrible Directeur du foyer. Heureusement, les deux copains ont de la ressource. Et quand ils découvrent que le nouveau veilleur de nuit, ce bonhomme énorme et très très laid, là, est un OGRE, ils ripostent : pas question de se laisser croquer comme des cookies !

Plus intéressant cette fois-ci : une écriture prenante, un récit bien construit qui entraine le lecteur, et des illustrations qui s'accordent avec l'histoire. C'est plutôt drôle, et bien adapté à la tranche d'âge.

On attendra donc les titres suivants pour se faire une idée définitive ; j'espère être pleinement convaincue par les prochains romans !

02 mars 2014

La longue terre, tome 1

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Stephen Baxter / Terry Pratchett

L'atalante

        Résumé de l'éditeur : Dans les vestiges calcinés du domicile d’un scientifique discret, l’agent Monica Jansson découvre un curieux gadget : un boîtier abritant du fil de cuivre, un commutateur et… une pomme de terre. Ce « Passeur » est la porte d’entrée universelle que tout un chacun peut fabriquer pour accéder à une infinité de Terres parallèles sans présence humaine : il suffit d’un pas, un seul pas, vers l’est ou vers l’ouest. La découverte de cette « Longue Terre » sans limites va bouleverser à jamais l’humanité. Si une ère nouvelle s’ouvre aux pionniers, les gouvernements sont moins enthousiastes à la perspective de tous ces mondes incontrôlables. Et que de questions sans réponse ! Auxquelles certains vont s’atteler. La plus improbable des missions d’exploration se prépare. À bord d’un dirigeable prennent place Josué Valienté, un jeune homme doué du talent de passer d’un monde à l’autre sans assistance mécanique, et Lobsang, une intelligence artificielle extravagante qui fut un réparateur de motocyclettes tibétain dans une vie antérieure. Un voyage aux confins de la Longue Terre les attend…

        Ecrit à quatre mains par deux auteurs-phares de la science-fiction-fantasy, ce roman nous propose un traitement original et très intéressant du sujet parfois rebattu des mondes parallèles. Les deux auteurs (surtout Stephen Baxter, je suppose), ont choisi des questionnements très réalistes, et montrent les chamboulements de la découverte des mondes parallèles (et de leur facilité d'accès) et leurs retentissements du point de vue politique (les mondes parallèles sont-ils soumis aux gouvernements de la Primeterre ? Jusqu'à combien de mondes d'écart ? Les pionniers ont-ils tous les droits ?), sociologique, économique (puisque les ressources deviennent quasi infinies), etc. J'attribue (à tort ou à raison ?) la petite note humoristique du personnage de Lobsang (un bouddhiste réincarné dans un distributeurs de sodas...) à l'imagination de Terry Pratchett !

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La conjugaison des deux talents n'empêchera pas certaines longueurs durant le voyage de Josué et Lobsang ; mais la fin appelle une suite, qui est déjà sortie en février (La longue guerre) chez le même éditeur, et se déroule 10 ans après le premier tome. En tout cas, l'univers est tellement prenant que j'ai rêvé deux fois que je Passais dans des mondes parallèles !



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