Les carnets de Radicale

27 août 2014

Ces classiques que je ne chroniquerai pas : L'attrape-coeurs / De grandes espérances / Le comte de Monte-Cristo

Pas d'analyse de ces classiques, mais quelques impressions de lecture à la volée !

 

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L'attrape-coeurs, de J. D. Salinger

   La fugue d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents.

   Un roman déroutant dans la mesure où j'attendais qu'il se passe quelque chose. Malheureusement, la traduction vieillote rend certaines expressions ringardes, mais le narrateur nous offre de belles pensées sur la fin.

 

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De grandes espérances, de Charles Dickens

   Elevé, à la mort de ses parents, par le redoutable dragon domestique que le Ciel lui a donné pour soeur, Pip semble promis à l'existence obscure d'un jeune villageois sans fortune. C'est compter sans la bienveillance des divinités tutélaires qui veillent sur son enfance. Car Pip a le privilège de vivre au milieu de créatures singulières dont l'existence seule accrédite la croyance au miracle : il y a tout d'abord le sourire débonnaire de son beau-frère, puis la rencontre terrifiante d'un forçat au grand coeur. Mais il y a surtout la pittoresque Miss Havisham et son éblouissante protégée, Estella.

   J'ai aimé suivre l'évolution du narrateur et j'ai adoré le personnage de Miss Havisham, visuellement percutant. La construction est intéressante également, j'ai fait des parallèles avec Zola sur certaines descriptions ou personnifications de l'environnement de Pip ; malgré tout, l'histoire ne m'a pas du tout touchée ou remuée.

 

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 Le comte de Monte-Cristo, d'Alexandre Dumas

   Edmond Dantès est un jeune marin, âme candide et fils modèle ; il semble promis au bonheur et à une brillante carrière dans la marine, quand soudain tout s'écroule. Arrêté comme comploteur, il est enfermé au château d'If, la prison de Marseille, pour y croupir jusqu'à la fin de ses jours. Sa faute ? S'être attiré la jalousie de deux rivaux. Sa malchance ? Avoir affaire à un magistrat arriviste et malhonnête. Mais, au bout de 14 ans, Dantès s'évade et reparaît, après complète métamorphose en richissime aristocrate, pour châtier les trois misérables responsables de ses malheurs...

   Gros coup de coeur pour ce roman plein de rebondissements, à la construction impeccable qui accompagne parfaitement le plan sans faille d'Edmond Dantès... Des sentiments, du sang et des larmes !

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24 août 2014

La vie au bout des doigts

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Orianne Charpentier

Gallimard (Scripto)

        Résumé de l'éditeur : Novembre 1943. Après plusieurs année de pensionnat, Guenièvre, quatorze ans, est une jeune fille rejetée et mal dans sa peau. Certains la traitent de sorcière... Seule l'amitié de Pauline, qui l'ouvre aux réalités de son époque, illumine son existence. Un jour, elle est recueillie par sa grand-mère et apprend la vie à la campagne dans un vieux manoir en ruine mais entourée aussi de l'affection de Perpétue, la fidèle cuisinière, et du bel Edmond, bientôt mobilisé. La Belle Époque bascule alors dans la Grande Guerre et la vie de chacun, hommes, femmes, enfants, s'en trouve bouleversée. Guenièvre devra se battre, elle aussi, à l'arrière, pour survivre au quotidien, percer le secret de sa famille et se découvrir elle-même...

        Le roman est un mélange de fantastique et d'historique, qui a principalement pour cadre la guerre 14-18. . Le texte est très bien documenté, sans pour autant tomber dans le travers du cours magistral : les éléments historiques sont introduits avec parcimonie et finesse, et le point de vue féminin des mères, femmes, sœurs qui attendent un soldat parti au front est intéressant. L'intrigue autour de l'élément fantastique (le don de Guenièvre) s'imbrique bien avec le contexte de guerre. Enfin, pour ne rien gâter, on évolue parmi un lot de personnages attachants, notamment Perpétue, la servante de la grand-mère de Guenièvre, qui invente tout un tas d'idées farfelues sur l'avenir ; j'ai bien ri en lisant le clin d'oeil à Henriette Pottier !

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20 août 2014

Humains

humains

 

Matt Haig

Hélium

        Résumé de l'éditeur : Un extraterrestre débarque sur Terre pour prendre la place et l’apparence du professeur Andrew Martin, éminent mathématicien de l’Université de Cambridge vient de résoudre une équation majeure pour l’avenir de l’humanité. Ses premières impressions sont loin d’être positives : il est dégoûté par la façon dont les humains le regardent, par ce qu’ils mangent, par la facilité avec laquelle ils assassinent et font la guerre.  L’extraterrestre est tout aussi déconcerté par les concepts d’amour et de famille, qui lui sont totalement étrangers. Pourtant, plus le temps passe, plus il commence à apprécier certaines facettes de cette étrange espèce...

        Le début est bien pensé et le point de vue extra-terrestre sur les humains nous oblige à prendre du recul sur notre façon de vivre. J'ai rechigné à me laisser tout à fait emporter dans la première partie, parce que j'ai trouvé que l'alien acceptait et s'adaptait presque trop rapidement à beaucoup de choses qui lui répugnent complètement à son arrivée (la nourriture, mais aussi certaines façons de penser). Malgré tout, plus on avance, et plus on se focalise sur la question de ce qui fait un être humain, et les réponses (car non, il n'y en a pas qu'une) sont tour à tour belles, drôles et touchantes. J'ai particulièrement aimé la liste de conseils que l'Andrew-Alien donne à son fils adolescent Gulliver, et au final, on n'est vraiment pas loin du coup de coeur !

Le roman est publié dans une collection pour adolescents mais pourra également plaire aux adultes.

 

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17 août 2014

Simple

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Marie-Aude Murail

École des Loisirs (Médium)

        Résumé de l'éditeur : Simple dit «oh, oh, vilain mot» quand Kléber, son frère, jure et peste. Il dit «j'aime personne, ici» quand il n'aime personne, ici. Il sait compter à toute vitesse : 7, 9, 12, B, mille, cent. Il joue avec des Playmobil, et les beaud'hommes cachés dans les téphélones, les réveils et les feux rouges. Il a trois ans et vingt-deux ans. Vingt-deux d'âge civil. Trois d'âge mental. Kléber, lui, est en terminale, il est très très courageux et très très fatigué de s'occuper de Simple. Simple a un autre ami que son frère. C'est Monsieur Pinpin, un lapin en peluche. Monsieur Pinpin est son allié, à la vie, à la mort. Il va tuer Malicroix, l'institution pour débiles où le père de Simple a voulu l'enfermer, où Simple a failli mourir de chagrin. Monsieur Pinpin, dans ces cas-là, il pète la gueule. Rien n'est simple, non, dans la vie de Simple et Kléber. Mais le jour où Kléber a l'idée d'habiter en colocation avec des étudiants, trois garçons et une fille, pour sauver Simple de Malicroix, alors là, tout devient compliqué.

        Certains me trouveront sûrement dure, mais j'ai été extrêmement déçue par la lecture de ce roman, devenu un incontournable des CDI. Déjà, il est répété en long et en large dans le livre que Simple a le niveau d'autonomie d'un enfant de 3 ans ; malgré ça, ça ne semble choquer personne de le laisser seul durant de longues périodes lorsque son frère Kléber doit aller en cours. Ensuite, certes, les personnages qui doivent être attachants le sont, mais il y a un choix narratif qui empêche de nuancer les personnages qui sont voués à devenir antipathiques au lecteur. Autant on va pouvoir plonger dans les pensées et interrogations de Kléber par exemple, autant le père, Emmanuel et Béatrice nous seront systématiquement montrés d'un point de vue externe qui ne leur laisse aucune chance, sans juger utile de situer le contexte, leurs motivations, leurs éventuels doutes. Ce manque d'honnêteté stylistique et d'impartialité m'a dérangée, car du coup les méchants en deviennent caricaturaux ; j'aurais aimé pour ces personnages un point de vue moins... simple !

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15 août 2014

Embrasser le ciel immense : le cerveau des génies

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Daniel Tammet

J'ai lu

        Résumé de l'éditeur : Daniel Tammet est un autiste Asperger, génie des nombres et des langues. Aujourd'hui, il a vaincu la prison de l'autisme. Les plus grands neuroscientifiques du monde se sont penchés sur son cas... et lui s'est penché sur le fonctionnement vertigineux de l'organe humain le plus important et le moins bien connu : le cerveau. Apprendre, raisonner, calculer, mémoriser, créer... les capacités de l'esprit humain sont infinies.

        J'avais lu et adoré Je suis né un jour bleu, l'autobiographie de Daniel Tammet, autiste Asperger médiatisé, qui tentait alors de nous expliquer sa façon d'appréhender les chiffres et le monde qui l'entoure. Ce second témoignage est très différent, puisque l'auteur s'éloigne de son propre vécu pour s'interroger sur les capacités du cerveau humain en général. C'est un excellent livre de vulgarisation scientifique : la plupart des expériences qu'il décrit sont passionnantes, très claires et simplifiées sans jargon médical, et ouvrent un champ des possibles vertigineux. A lire pour ouvrir son imagination et prendre confiance dans les potentialités humaines !



14 juillet 2014

Pause estivale du blog

     Un petit mois d'interruption de blog pour souffler, dormir, bouquiner, changer d'air... et revenir le 15 août en pleine forme, avec évidemment plein de nouvelles lectures à partager !

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Bon courage à ceux et celles qui travaillent, d'excellentes vacances aux autres et à bientôt !

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12 juillet 2014

Et puis après ?

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Katie Williams

Milan (Macadam)

        Résumé de l'éditeur : Un toit. Une chute. C’est ce qu’il a suffi à Paige pour basculer du monde des vivants à celui des morts. Pourtant, sa vie était plutôt sympa. Elle avait Usha, sa meilleure amie, et Lucas, son petit ami secret. Désormais, elle est un fantôme… Au lycée, des rumeurs commence à courir à son propos, on parle de suicide. Pourtant Paige sait que c’est faux. Par tous les moyens, elle va tenter de rétablir la vérité.

        Une bonne surprise pour ce roman sans prétention. J'ai adoré le principe d'avoir une narratrice fantôme, sûrement parce qu'un des mes livres fétiches à l'adolescence était Souvenez-vous de moi, de Christopher Pike. On retrouve un peu le même principe : une adolescente décédée, coincée sur son lieu de mort, et qui va par la force des choses se retrouver à enquêter sur sa mort et celles de ses petits camarades fantômes... Ça fonctionne, c'est prenant, ça se dévore, et on a même droit à quelques passages touchants sur le souvenirs des disparus. A retenir !

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06 juillet 2014

Ces titres que je ne chroniquerai pas... 27

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The boyfriend App, de Katie Sise, édité chez Scarlett

Résumé : Audrey McCarthy est une geek de terminale. C'est alors qu'on annonce la tenue d'un grand concours qui récompensera l'élève qui saura créer l'app la plus novatrice. En cherchant l'appli la plus novatrice à créer, elle arrive rapidement à l'idée d'élaborer un programme qui permettrait de définir l'homme idéal de l'utilisatrice et de l'informer dès que ce dernier se trouve à proximité. Mais les choses ne vont pas se passer comme Audrey l'avait prévu, et il semble que trouver un nouveau copain ne soit pas aussi facile que télécharger une nouvelle app !

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que si j'avais plutôt étonnamment bien accroché au début, la deuxième partie part complètement en cacahuète. J'ai cru qu'on allait basculer dans le fantastique, mais l'auteure part sur une théorie du complot sur le modèle de la grosse entreprise qui est méchante-vilaine et qui te lave le cerveau pour que tu dépenses tes sous, avec des éléments assez grand-guignolesques.

 

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Sacrées souris, de Lois Lowry, édité chez l'Ecole des Loisirs

Résumé : Hildegarde, la Maîtresse Souris qui préside à la destinée des 220 souris de l'église Saint Bartholomew le sait bien. Toutes doivent apprendre à se faire discrètes pour ne pas effrayer les dames du comité paroissial. Elles savent que, sinon, une terrible épreuve les menace : le Grand X. Mais le danger se fait de plus en plus grand. Ce sera bientôt le jour de la Bénédiction des Animaux, et les habitants de toute la région viendront à l'église avec leurs chiens, leurs chevaux, et... leurs chats.

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que j'ai passé un bon moment de lecture mais je m'interroge sur le public visé. C'est bien écrit, avec texte assez dense pour la tranche d'âge, et surtout un vocabulaire très compliqué pour les 9-10 ans (sacristain, narthex...). Par contre, les lecteurs plus âgés (collégiens) ne seront pas forcément emballés par cette histoire de souris d'église, d'autant plus que même s'il se passe des choses, la narration n'est pas vraiment dans l'action et reste elliptique. 

 

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Les débutantes, de J. Courtney Sullivan, édité chez Hachette / Livre de Poche

Résumé : Elles se sont connues et aimées à l'université de Smith, haut lieu de la culture féministe. Le temps, le mariage, la vie d'adulte les ont séparées, jusqu'à la disparition de l'une d'entre elles. Face aux déceptions de l'existence, rien n'est plus précieux que les souvenirs et les amies des années de fac. Bree, Celia, April et Sally vont s'en rendre compte.

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que je l'ai lu il y a un moment ! J'en retiens une belle histoire d'amitié, avec quelques longueurs qu'on oublie vite grace à l'alternance des récits des 4 jeunes femmes. La description du milieu de Smith a été une découverte complète pour moi ; ce microcosme semble tenir ses règles d'une autre planète !

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29 juin 2014

Le cachot de la sorcière

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Joseph Delaney

Bayard

        Résumé de l'éditeur : Billy Calder, jeune orphelin de 15 ans, vient d’intégrer la garde de nuit dans une prison très particulière ! Outre les fantômes qui hantent les lieux, les gardiens sont terrorisés par un dangereux prisonnier enfermé dans « le cachot de la sorcière ». Un soir, Billy est chargé de nourrir le prisonnier, car le chef et les autres gardes sont malades. A minuit, il dépose dans la cellule deux seaux remplis de sang et d’os. Mais alors qu’il s’apprête à en ressortir, la porte se referme ! Billy comprend qu’il est tombé dans un piège, et, horrifié, découvre le visage du prisonnier…

        J'avais lu et beaucoup aimé le premier tome de la série L'Epouvanteur il y a quelques années, et j'avais été surprise par le côté très angoissant du roman. Ce texte, plus court et illustré, s'adresse à la tranche d'âge en dessous, mais reste très effrayant, voire trash et gore, avec une fin audacieuse comme on en voit rarement en littérature jeunesse. Heureusement, les dessins adoucissent un peu la violence des scènes décrites, en mettant du concret là où l'auteur suggère des événements horribles et où l'imagination pourrait se mettre à galoper... Clairement, j'aurais adoré lire ça à 10 ans ! Attention, à réserver à des lecteurs pas trop impressionnables, sous peine de cauchemars, mais à conseiller à ceux qui sont friands de fantastique !

25 juin 2014

Struck : comment foudroyer sa réputation en un éclair

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Chris Colfer

Michel Lafon

        Résumé de l'éditeur : Carson Phillips est prêt à tout pour entrer dans la fac de ses rêves… et par la même occasion,  laisser derrière lui une mère dépressive et une ville misérable. Même s’il lui faut, pour appuyer sa candidature, lancer seul un magasine littéraire. Malheureusement pour lui, les étudiants ne semblent guère capables d’écrire autre chose que des textos. Qu’à cela ne tienne, l’adolescent est aux aguets, et surtout il n’a plus rien à perdre. Pour parvenir à ses fins, Carson a une nouvelle stratégie toute trouvée : il se transforme en maître chanteur. Mais à force de jouer les corbeaux, ne risque-t-il pas de se brûler les ailes ?

        A quelques très rares exceptions près, je ne regarde pas de séries. Je craque une fois de temps en temps, pour Black Mirror (brillantissime), Black Books (drôlissime, sur la vie d'une librairie un peu particulière) ou... Glee. Je l'avoue, j'ai regardé toute la première saison de cette série, et le côté déjanté me plaît bien. Du coup, alors que j'ai une grosse méfiance envers les acteurs / chanteurs qui se mettent à écrire, j'ai craqué pour ce titre. Et c'est plutôt une bonne surprise ! C'est un roman aigre-doux, avec un narrateur trop arrogant pour être complètement attachant, mais qui possède la force d'un vrai personnage complexe et incisif. Le ton est très américain, avec des répliques et des phrases choc dignes d'un one-man show ou d'un spectacle de stand-up.  J'ai adoré le plan que Carson met en place dans la seconde partie du livre, et le bonus avec les textes du journal littéraire est surprenant et très drôle. Un texte parfait pour les vacances, ou pour engranger un peu de bonne humeur en les attendant !

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22 juin 2014

L'évangile cannibale

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Fabien Clavel

ActuSF

        Résumé de l'éditeur : Aux Mûriers, l’ennui tue tout aussi sûrement que la vieillesse. Matt Cirois, 90 ans et des poussières, passe le temps qu’il lui reste à jouer les gâteux. Tout aurait pu continuer ainsi si Maglia, la doyenne de la maison de retraite, n’avait vu en rêve le fléau s’abattre sur le monde. Et quand, après quarante jours et quarante nuits de réclusion, les pensionnaires retrouvent la lumière et entrent en chaises roulantes dans un Paris dévasté, c’est pour s’apercevoir qu’ils sont devenus les proies de créatures encore moins vivantes qu’eux. Que la chasse commence...

        Repéré chez Sita, j'ai été complètement séduite par l'idée d'un roman post-apocalyptique de zombies dont les héros sont les pensionnaires d'une maison de retraite. J'ai pleinement accroché à ce point de départ enthousiasmant, avec ce narrateur qui est une vraie teigne ; l'aspect réécriture de l'Evangile selon Saint Matthieu m'a également interpellée, et je me suis amusée à repérer certaines scènes bibliques ou même les prénoms maquillés des apôtres. Malgré ces intérêts stylistiques et intertextuels (lisez l'interview de l'auteur après le roman, elle est passionnante)... je ne peux pas affirmer que j'ai apprécié ma lecture, parfois trop révulsante, aussi bien du point de vue des descriptions et attaques de zombies, que sur le plan psychologique, puisque le narrateur perd complètement la tête et entre dans des délires sénilo-paranoïaquesOn découvre certains chapitres le coeur au bord des lèvres... A tenter donc, mais à réserver aux lecteurs (adultes) avertis !

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15 juin 2014

Les Autodafeurs, tome 1 : Mon frère est un Gardien

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Marine Carteron

Rouergue

        Résumé de l'éditeur : À la mort de leur père, Auguste, un lycéen d’aujourd’hui, et sa petite sœur Césarine, autiste géniale, sont plongés tête la première dans une guerre secrète. Elle oppose depuis des siècles, La Confrérie et Les Autodafeurs. Nos deux héros vont devenir malgré eux les acteurs de ce conflit millénaire. Son enjeu ? Le contrôle du savoir et la main mise sur sa forme la plus ancienne : les livres…

        Je ne sais pas exactement pourquoi, mais quelque chose dans la couverture ou le titre m'avaient fait imaginer qu'il s'agissait d'un roman fantastique. Ce n'est pas du tout le cas, ici on est dans l'action, la réflexion et même le terre-à-terre avec le personnage de Césarine, la petite soeur artiste / autiste d'Auguste. On a en effet une double narration, avec Auguste, ado intelligent, piquant et plein d'humour, et surtout Césarine, dont la logique très cartésienne amène une vraie originalité ; elle a du mal à déchiffrer les émotions et du coup résume les points importants avec une neutralité et une impartialité raides comme la Justice, et prend toutes les expressions imagées au pied de la lettre (d'ailleurs, au pied de la lettre, ça n'a aucun sens, n'est-ce pas Césarine ?). Bref, un excellent premier tome (et premier roman tout court, ça mérite de le souligner !) ; et si je ne suis pas entièrement fan de la fin, un peu excessive en terme d'explosions et de fusillades à mon goût, ça ne devrait pas être un souci pour le public adolescent.

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