Les carnets de Radicale

22 octobre 2014

Juste après dresseuse d'ours

justeapresdresseusedours

 

Jaddo

Fleuve Noir

        Résumé de l'éditeur : Petite, je voulais faire desseuse d'ours.
Et puis ça m'a passé et j'ai fait docteur. Généraliste remplaçante. Mais quand même, depuis douze ans (entre la fac, l'hôpital et le cabinet), j'ai eu le temps de voir un paquet de choses absurdes, terrifiantes, émouvantes, révoltantes, rigolotes. J'ai eu le temps de dire un paquet de conneries, et d'en faire quelques-unes. J'ai eu le temps de mettre de côté un paquet d'histoires à raconter. 

        Comme pour le livre Alors voilà : les 1001 vies des Urgences, c'est une nouvelle bonne surprise avec ce texte d'excellente qualité ! Le récit se compose de chapitres très courts, avec une anecdote à chaque fois (ce qui était juste parfait pour relancer mes lectures au moment de mon manque de concentration de fin de grossesse), intelligents et bien racontés. Ces petites chroniques sont souvent drôles, parfois pleines de colère, toujours plaisantes et pleines d'humanité. Nos médecins n'ont pas qu'une vocation, ils ont aussi du talent.

Le lien vers le blog Juste après dresseuse d'ours, de Jaddo : régalez-vous !

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19 octobre 2014

Le fils

fils

 

Lois Lowry

Ecole des Loisirs (Médium)

Fait partie de la tétralogie Le Passeur, Messager, L'élue

        Résumé de l'éditeur : Les pêcheurs l’ont surnommée Claire de l’eau. Quand ils l’ont arrachée aux flots et ramenée au village, la jeune naufragée ne se souvenait de rien, sauf de son prénom. Personne ne sait qu’elle a grandi dans la communauté, une société où les couleurs n’existent pas et où les émotions sont interdites. Personne ne peut imaginer qu’elle a été programmée pour être mère porteuse, qu’elle a été inséminée à l’âge de quatorze ans, qu’elle a eu un fils, qu’on le lui a arraché. Depuis, Claire n’a plus jamais été la même, obsédée par cet enfant qu’elle a tenu une seule fois dans ses bras, hantée par ses boucles blondes et ses yeux clairs. Elle fera tout pour retrouver son fils, jusqu’à accepter un terrible sacrifice…

        Si ça avait été une histoire indépendante, j'aurais parlé de l'écriture fluide, de l'histoire, étrange et sympathique, mais peu marquante. Mais dans la mesure où il s'agit de la suite du Passeur (paru en 1993), un de mes livres cultes, je suis obligée de mettre en avant ma déception. J'ai eu du mal à me décider à lire ce roman, pour garder intact le souvenir du Passeur dans ma mémoire, qui m'avait profondément marqué quand j'avais une douzaine d'années. Le Fils est composé d'une première partie où l'on retrouve exactement le même univers que le Passeur (avec quelques détails qui m'ont laissé perplexe, tels ces enfants qui rougissent à la cérémonie des 12 ans, alors que la communauté ne distingue pas les couleurs...) ; la seconde partie se déroule dans un village qui se rapproche du monde tel qu'on peut le connaître, mais à mon avis, l'univers du Passeur doit rester hors contexte pour garder sa force, car toutes les avancées scientifiques et le fait incroyable de pouvoir garder les souvenirs et les passer d'une personne à l'autre ne peuvent pas avoir leur place dans notre monde. Enfin, la troisième partie bascule dans le fantastique, axée sur Gabriel, avec beaucoup d'informations inutiles sur Jonas, Kira et Matty. On est dans la démonstration un peu lourde pour bien montrer qu'on est dans la tétralogie, mais on peine à créer le lien, et on finit précipitamment en quelques pages.

Le tout forme un ensemble très disparate : les parties s'articulent difficilement et abruptement.
Pour moi, ce quatrième roman n'a pas d'intérêt par rapport aux trois autres ; il n'apporte rien de plus. Certes, il vous montre ce que sont devenus les personnages tant chéris, mais platement, sans y insuffler la force du récit de la trilogie initiale (qui, je le rappelle, était complète). Bref, à lire si vous n'avez pas d'attachement particulier aux précédents volumes, mais que je vous conseille d'éviter si, comme moi, ils vous avaient laissé un fort souvenir.

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15 octobre 2014

Terremer 4 : Tehanu / Contes de Terremer

tehanu

 Terremer, t.4 : Tehanu, d'Ursula K. Le Guin, édité chez Livre de poche

        Résumé de l'éditeur : Tenar est devenue femme. Elle a conservé de ses aventures précédentes de redoutables pouvoirs : celui de guérir les corps et les âmes et celui de parler aux dragons.

Attention, n'allez pas lire le résumé de certains sites marchands, il vous révèle la fin en deux phrases !

        Quel bonheur de se replonger dans l'univers de Terremer, de retrouver les paysages, de sentir les embruns, d'admirer les couchers de soleil... et de suivre à nouveau le parcours de Tenar (Livre 2, Les tombeaux d'Athuan) et Ged, l'Archimage originaire de Gont... Quelques autres personnages connus croiseront leur route, de nouveaux feront leur apparition (et pas forcément des plus sympathiques !), et l'on rencontrera même quelques dragons... J'ai adoré l'histoire de ce quatrième livre, embellie comme toujours des magnifiques légendes de Terremer ; et la fin, que vous l'ayez vu venir ou pas du tout, est magistrale tout en restant pleine de la sobriété et de l'humilité qui caractérise la plume magique d'Ursula Le Guin. A noter que j'ai particulièrement aimé les réflexions sur les magies et le pouvoir propres aux hommes ou aux femmes ; je ne me souvenais pas d'une approche aussi féministe dans les précédents tomes, parfaitement raccord dans la bouche d'une Ténar plus mûre, un peu amère parfois mais toujours pleine d'espoir et de force.

Contes-de-Terremer

Contes de terremer, d'Ursula K. Le Guin, édité chez Livre de poche

     Recueil de 5 nouvelles qui ont lieu dans le monde de Terremer, à différentes époques (Le trouvier / Rosenoire et Diamant / Les os de la terre / Dans le Grand Marais / Libellule)

     J'ai adoré la préface dans laquelle l'auteure explique qu'elle est revenue voir en Terremer ce qui s'était passé en son absence et qu'elle a été, en quelque sorte, dépassée par sa création. Les cinq contes possèdent chacun une atmosphère propre, puisqu'ils ont lieu à des périodes très éloignées ; ils vont ainsi s'arrêter sur des sujets variés (la magie, la création de l'école de Roke, une histoire d'amour...) à des échelles très différentes (des récits très personnels, ou de grandes sagas qui changeront le cours de l'Histoire de Terremer). J'y ai à nouveau retrouvé cette pointe de féminisme que j'ai ressenti dans Tehanu, et la magie opère toujours.

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12 octobre 2014

Ces titres que je ne chroniquerai pas...29

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Adorable Sophy, de Georgette Heyer, édité chez Milady

Résumé : Lorsque la respectable famille Ombersley recueille Sophie, une cousine éloignée, elle ne s’attend pas à une telle révolution. Cette jeune femme espiègle bouleverse littéralement l’ordre établi. Indépendante, sûre d’elle, n’hésitant pas à monter à cheval comme un homme, Sophie ne correspond en rien à ce que le sombre et taciturne Charles d’Ombersley attend des femmes. D’ailleurs, ne devrait-il pas dompter l’impudente, avant que ses manières scandaleuses ne commencent à lui plaire un peu trop ?

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que je l'avais choisi suite à un commentaire sur un forum qui faisait un parallèle entre les livres de l'auteure et le style de Gail Carriger. Résultat : une énorme déception, le roman n'a rien à voir avec l'humour pince-sans-rire de Carriger ; c'est de la chick-litt basique, sans surprise et sans saveur, et surtout, les histoires d'amour entre cousins, ça ne me fait franchement pas fantasmer !

stagiaires

Les stagiaires, de Samantha Bailly, édité chez Milady

Résumé : Ophélie, Arthur, Hugues et Alix viennent tous d'horizons différents. Leur seul point commun : ils rêvent de travailler chez Pyxis, entreprise spécialisée dans l'édition de mangas et de jeux vidéo, pilier dans le secteur de l'industrie créative. Une réalité s'impose rapidement : beaucoup de candidats, peu d'élus. Désormais, le stage est devenu une étape obligatoire pour ces jeunes qui sont à la croisée des chemins dans leurs vies professionnelles et affectives. Dans une atmosphère conviviale, travail et vie privée s'entremêlent. Pourtant, une question demeure en fond sonore : qui restera ?

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que c'était une lecture agréable, mais trop "contemporaine" pour moi.

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Gaspard des profondeurs, Yann Rambaud, édité chez Hachette

Résumé : Gaspard rêve… Il rêve que son père revienne. Car cela fait plusieurs semaines que le père de Gaspard n’est pas rentré à la maison. Alors Gaspard décide de partir, sans en parler à sa mère qui est si triste, en disant seulement à son petit frère : « J’ai décidé d’aller chercher Papa… » Mais Gaspard ne s’en va pas seul. Sur la route, il rencontre un compagnon de voyage pas comme les autres : Honoré, dit Néné, qui devient vite un ami, comme un double-pour-la-vie. Et puis il y a aussi cette autre compagne, cette petite musique au son de laquelle il s’enfonce, chaque nuit, dans un monde parallèle de rêves et de cauchemars. Là, c’est comme un double-de-lui que Gaspard côtoie, avec lequel il va approcher toutes ses peurs, jusqu’à la dernière…

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que le ton est très très jeunesse (alors que je m'attendais à un roman adolescent), et m'a semblé décousu, avec dès les premiers chapitres un amas de créatures et de paysages qui semblent empilés sans lien. Le manque de fantaisie dans ce foisonnement d'inventivité a eu raison de ma motivation, et je n'ai pas terminé le roman.

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08 octobre 2014

Ionesco : La Leçon / Rhinocéros

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Rhinocéros, d'Eugène Ionesco, édité chez Gallimard (Folio)

     Résumé de l'éditeur : "Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat." Tout langage stéréotypé devient aberrant. Allégorie des idéologies de masse, le rhinocéros, cruel et dévastateur, ne se déplace qu'en groupe et gagne du terrain à une vitesse vertigineuse. Seul et sans trop savoir pourquoi, Bérenger résiste à la mutation. La sclérose intellectuelle, l'incommunicabilité et la perversion du langage engendrent des situations tellement tragiques qu'elles en deviennent comiques, tellement grotesques qu'elles ne peuvent être que dramatiques.

     Celui-là, il faut croire que je l'ai lu juste pour replacer mon tag Ça me laisse perplexe. Visiblement, l'interprétation la plus courante du symbole du rhinocéros serait la montée des extrémismes (et particulièrement du nazisme), mais cette explication ne me convaint pas totalement. Déjà parce que ça ne colle pas à toutes les répliques de la pièce, et ensuite parce que je ne vois pas trop la portée ni la puissance de la métaphore (Matin brun me semble bien plus efficace sur ce sujet, par exemple). La pièce serait plus globalement une dénonciation du conformisme, et cette interprétation me sied déjà plus que la précédente. A apprécier avec une explication du contexte.

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La Leçon, d'Eugène Ionesco, édité chez Gallimard (Folio)

     Résumé de l'éditeur : La leçon est l'une des pièces les plus jouées et les plus lues d'Eugène Ionesco. Elle commence comme une satire hilarante de l'enseignement, pour faire allusion ensuite à de savantes théories linguistiques ; le ton, alors, change : la farce se termine en tragédie.

     J'ai beaucoup plus accroché à cette seconde pièce qu'à Rhinocéros ; le texte est drôle et devient féroce, grinçant. On sent venir la catastrophe, et l'ensemble est presque trop court.

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05 octobre 2014

Flora et Ulysse : Les lumineuses aventures

flora

 

Kate DiCamillo

Grandes Personnes

        Résumé de l'éditeur : Quand un écureuil est avalé sous se yeux par un aspirateur devenu fou, la jeune Flora Buckman, grande lectrice de comics devant l'éternel, ne peut rester sans rien faire. N'écoutant que son courage, la voilà qui vole à sa rescousse. Ce que nul ne pouvait prévoir, c'est qu'Ulysse, l'écureuil, revient à la vie doté de pouvoirs surprenants et que l'existence de Flora en sera à jamais transformée. Elle aura désormais un meurtre à empêcher, des méchants à vaincre, les ténèbres à éradiquer. Et même si elle l'ignore encore, un cœur, le sien, à ouvrir et à consoler.

        Ce roman est une excellente amorce pour de faibles lecteurs qui commenceraient à vouloir tenter un niveau de lecture un peu plus ardu, car les séquences bande-dessinée sont nombreuses et bien réparties dans le roman. Des clins d'oeil aux histoires de super héros (mais avec un écureuil, la classe !), et surtout, un ton parfaitement bien trouvé, drôle, charmant, irrésistible ! Dans la lignée des Origami Yoda, Apolline et autres Madame Pamplemousse, Flora et Ulysse a reçu la Newbery Medal, et c'est bien mérité !

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01 octobre 2014

Classiques de SF : 1984 / Demain les chiens

1984

1984, de Georges Orwell, édité chez Gallimard

     Résumé de l'éditeur : Souriez, vous êtes filmés… Londres, 1984. Voici Winston Smith, employé au Ministère de la Vérité, chargé de réécrire l’histoire afin qu’elle s’accorde avec la version officielle. Voici les télécrans qui diffusent en permanence les messages de propagande et espionnent sans relâche chaque individu. Voici Julia, rencontrée lors des Deux Minutes de la Haine quotidiennes et obligatoires où l’on conspue le Traître Emmanuel Goldstein, qui aura maille à partir, comme Winston, avec la Police de la Pensée. Voici la novlangue qui dépouille le langage de ses inflexions subversives, qui le réduit à un rôle informatif. Et surtout, voici Big Brother, symbole de la surveillance et de l’oppression totalitaire. 1984, une machine monstrueuse si habilement huilée, qui broie l’homme et les pensées, et que plus rien ne semble pouvoir enrayer. 

     Le lecteur est projeté dans une première partie brillante, qui expose avec cynisme le mécanisme de lavage de cerveau et de maintien dans l'ignorance des foules. La seconde partie est plus centrée sur l'histoire personnelle de Wilson et Julia, et est donc un peu moins agitatrice de conscience que le début. Enfin, le dénouement m'a paru totalement adapté ; j'avais le sentiment que l'histoire ne pouvait finir que comme ça. J'ai été complètement subjuguée par les réflexions intrinsèques sur la mémoire et la (re)consctruction du passé, et par conséquent la maîtrise du présent et du futur. Le roman contient également des notions politiques qui demandent à mon avis un minimum de connaissances pour en apprécier l'analyse, mais il peut être lu par des adolescents puis relu (et encore relu) à l'âge adulte !

demain les chiens

Demain les chiens, Clifford D. Simak, édité chez J'ai Lu

     Résumé de l'éditeur : La civilisation des chiens bruisse de mythes. Fondateur, celui de l'homme est le plus répandu : on le raconte aux chiots pour les distraire, mais certains le considèrent intrinsèquement lié à l'apparition de la race canine. Qui sait ? L'éventuelle présence de l'homme sur Terre dans un lointain passé donne lieu à des spéculations et sert de base à huit contes formant suite sur l'évolution des canidés depuis que les hommes ont abandonné leurs cités… et que l'un d'entre eux leur ait appris à parler. Chiens parlants, robots philosophes et mutants misanthropes se croisent, s'évitent ou collaborent dans cette fable d'anticipation.

        Après 1984, j'ai continué ma plongée dans les classiques de SF, et je suis bluffée par ces textes brillants ; ça n'est pas pour rien que ces titres ont marqué leur époque et sont restés des incontournables... Demain les chiens se présente comme un recueil de nouvelles, comme la narration du mythe de l'humain. J'ai l'habitude de sauter les préfaces et autres introductions de l'éditeur, et heureusement que j'ai commencé à lire celles de ce livre en diagonale, puis à les reprendre en détail, car elles font partie intégrante du recueil. Mieux encore, elles introduisent chaque chapitre comme si elles s'adressaient aux Chiens, situant le contexte, le cadre et les explications de la symbolique de cette drôle de mythologie qu'est l'homme. Elles obligent le lecteur à imaginer une société de Chiens qui débattraient sur la possible existence des hommes, aussi improbable à leurs yeux que les vampires de notre point de vue... J'ai donc autant apprécié l'inventivité des introductions que les histoires elles-mêmes, contes qui retracent la lente disparition de l'humain... à moins que tout ça ne soit que l'invention d'un habile conteur ?

28 septembre 2014

Tant que nous sommes vivants

Tant que nous sommes vivants

 

Anne-Laure Bondoux

Gallimard

        Résumé de l'éditeur : Nous avions connu des siècles de grandeur, de fortune et de pouvoir. Des temps héroïques où nos usines produisaient à plein régime, et où nos richesses débordaient de nos maisons. Mais un jour, les vents tournèrent, emportant avec eux nos anciennes gloires. Une époque nouvelle commença. Sans rêve, sans désir. Nous ne vivions plus qu'à moitié, lorsque Bo entra, un matin d'hiver, dans la salle des machines.

        Un texte quasiment plus proche du conte que du roman par sa structure, notamment dans la seconde partie lorsque Bo et Hama trouveront refuge dans l'antre de Douze, Quatre et leurs frères et soeurs. C'est un vrai roman initiatique, dans le sens où les personnages devront apprendre et encore apprendre pour arriver à leur but ; apprendre à se dépasser, connaître ses origines, apprendre le doute, l'espoir, la vie. Le récit en surprendra sûrement plus d'un par son ambiance étrange, presque chamanique. J'ai beaucoup aimé l'effet de style qui répète certains paragraphes plusieurs fois dans le livre, soit mots pour mots, soit avec quelques modifications liées au changement de narration ; cette écriture très poétique donne un effet d'écho, qui mélange passé, présent et avenir. Attention, à proposer aux lecteurs les plus littéraires !

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24 septembre 2014

Le pensionnat de Melle Géraldine, t.1 : Étiquette et espionnage

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Gail Carriger

Orbit

        Résumé de l'éditeur : Angleterre, début du XIXe siècle. Sophronia, 14 ans, est un défi permanent pour sa pauvre mère : elle préfère démonter les horloges et grimper aux arbres qu’apprendre les bonnes manières ! Mme Temminnick désespère que sa fille devienne jamais une parfaite lady, aussi inscrit-elle Sophronia au Pensionnat de Mlle Géraldine pour le perfectionnement des jeunes dames de qualité. Mais Sophronia comprend très vite que cette école n’est peut-être pas exactement ce que sa mère avait en tête. Certes, les jeunes filles y apprennent l’art de la danse, celui de se vêtir et l’étiquette ; mais elles apprennent aussi à donner la mort, l’art de la diversion, et l’espionnage – le tout de la manière la plus civilisée possible, bien sûr.

        On retrouve l'univers du Protectorat de l'ombrelle, quelques années avant les aventures d'Alexia Tarabotti ; d'ailleurs, vous pourrez croiser quelques personnages de la série précédente, mais dans leur jeunesse cette fois-ci, c'est étonnant et très amusant ! Quelques maladresses de traduction rendent le style un peu moins savoureux que d'habitude, mais c'est un excellent roman de steampunk pour adolescents, plein d'action et d'intelligence. Il peut être lu indépendamment des autres romans de Gail Carriger.

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21 septembre 2014

Contrecoups

contrecoups

 

Nathan Filer

Michel Lafon

        Résumé de l'éditeur : « Je vais vous raconter ce qui s’était passé, parce que ce sera l’occasion de vous présenter mon frère. Il s’appelle Simon. Je pense que vous allez l’aimer. Vraiment. Mais d’ici quelques pages il sera mort. Et, après ça, il n’a plus jamais été le même. »

Matthew a 19 ans, et c’est un jeune homme hanté. Par la mort de son grand frère, dix ans auparavant. Par la culpabilité. Par la voix de Simon qu’il entend partout, tout le temps… Matthew a 19 ans et il souffre de schizophrénie, une maladie qui « ressemble à un serpent ». Pour comprendre son passé et s’en libérer, Matthew dessine, écrit.

        Un premier roman autour des thèmes de la schizophrénie mais aussi du deuil ; l'auteur a été infirmier psychiatrique pendant 10 ans, et son vécu et son expérience transparaissent fortement ici. Contrecoups est très réussi au niveau de la révélation des événements dans le désordre ; l'aspect décousu de l'écriture demande un effort intellectuel pour remettre l'histoire dans l'ordre chronologique, mais du coup rend la lecture passionnante. A ce niveau là, le roman est extrêmement bien construit, presque trop construit d'ailleurs, car à certains moments je voyais la structure littéraire de la narration et je n'arrivais pas toujours à me laisser pleinement porter par le récit de Matthew. Certains passages sur la folie sont très réalistes, mais j'aurais aimé que l'auteur aille encore plus loin dans le mode de pensée et le ressenti du narrateur, qui reste somme toute très compréhensible. Les dernières pages ont finalement réussi à me toucher, à m'emmener dans l'émotion. Un bon livre pour une première immersion dans les méandres du cerveau, à compléter par d'autres textes si le sujet vous a interpellé.

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17 septembre 2014

Une nuit à New-York

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David Levithan et Rachel Cohn

Hachette (Livre de Poche)

        Résumé de l'éditeur : Il y a trois semaines, deux jours et vingt-trois heures qu'elle m'a dit « c'est fini ». Et la voilà déjà avec un autre. Ils s'approchent du comptoir. Il faut que j'agisse. Je me tourne vers une fille que je ne connais même pas, et je lâche : "Tu veux bien être ma copine pendant les cinq prochaines minutes ?". Nick et Norah n'ont rien en commun. Sauf un premier baiser, censé durer cinq minutes. Seulement ?

        Ce roman a atterri dans ma PAL suite à mon coup de coeur pour A comme Aujourd'hui, de David Levithan. La narration est à deux voix (par chacun des deux auteurs), avec une excellente qualité d'écriture pour les deux. Certes, c'est encore un roman où les héros se croisent et se manquent et se retrouvent, mais leurs personnalités sont attachantes et dotées d'un vrai caractère, avec de l'humour et de la répartie. Un point fort également : de beaux passages sur la musique et les sensations de Nick et Norah durant les concerts. A lire pour se faire plaisir !

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14 septembre 2014

La dose

dose

Melvin Burgess

Gallimard (Scripto)

         Résumé de l'éditeur : Alors que le chômage et la misère règnent chez les jeunes de Manchester, une drogue révolutionnaire, appelée le Raid, fait son apparition. Elle permet de vivre une vie de rêve pendant une semaine puis conduit inexorablement à la mort. Comme de nombreux jeunes, Adam, 17 ans, suit l'exemple d'une célèbre rock star, Jimmy Earle, et avale la gélule. Il ne tarde pas à regretter son geste.

        Une lecture franchement décevante ; l'écriture est passe-partout, et l'histoire m'a semblée peu originale par rapport à la promesse alléchante du résumé (l'idée de la drogue qui provoque la mort 7 jours après sa prise). La construction est convenue, les personnages parfois caricaturaux (notamment celui du méchant, Christian, psychopathe à la petite semaine) ; et surtout j'ai HORREUR des romans dans lesquels on suit quelques personnages, et par des effets de coïncidences invraisemblables ils vont tous se croiser et se retrouver ensemble à la fin, alors que certains n'ont aucun lien et aucune raison de se croiser dans une grande ville, en plein révolution et gagnée par des centaines de milliers de manifestants... A noter que, contrairement à ses précédents romans, l'idée de ce texte a été soufflée à l'auteur, ce qui explique sûrement un résultat en dessous des autres titres de Melvin Burgess.

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