Les carnets de Radicale

01 décembre 2014

Blog au ralenti...

Gary

Une petite note de blog pour vous informer que les parutions de ce blog seront désormais aléatoires ! En effet, j'ai beaucoup moins de temps pour lire et bloguer depuis la naissance de mon fils Raphaël le 8 octobre dernier...

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J'avais pu programmer des billets à l'avance en fin de grossesse, mais la réserve est désormais terminée. Je continuerai à écrire quelques avis selon mes possibilités, avec beaucoup moins de régularité qu'avant !

Bonne fin d'année à tous !

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16 novembre 2014

Ces titres que je ne chroniquerai pas...30

Un petit point sur les livres auxquels je ne réserverai pas de chronique individuelle, par manque de temps, parce que je ne les ai pas fini, parce que je ne les ai pas compris... C'est parti !

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Dieu me déteste, de Hollis Seamon, édité chez la Belle Colère

Résumé : New York, hôpital Hilltop. Richard Casey aura bientôt 18 ans. Comme tous les adolescents, il voudrait faire la fête, draguer, s’envoyer en l’air, tomber amoureux, danser, fumer, boire, et tout recommencer. La différence, c’est que Richard sait qu’il ne fêtera jamais ses 19 ans. il est un peu plus pressé que les autres et pour vivre fort, il lui faut déjouer les pièges de tous ceux qui préféreraient le voir vivre un peu plus longtemps. Heureusement, Richard a de la ressource, du courage et un solide sens de l’humour. Alors il va ruer dans les brancards. Et si Dieu le déteste, il est prêt à rendre coup pour coup.

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que je m'attendais à un texte plus percutant. Certes, les passages trash ne manquent pas, mais l'ensemble ne m'a pas touchée.

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Cool sweet hot love, d'Erin MacCahan, édité chez Nathan

Résumé : Josie, 16 ans, est surdouée. Elle pense savoir tout sur tout et adore décortiquer, analyser, disséquer les mots… même ceux qui ne font pas vraiment partie de son quotidien, comme "amour", "petit ami", ou "rupture". Le jour où sa sœur Kate présente son fiancé à toute la famille, autour d’un délicieux plat de pâtes dont leur mère a le secret, Josie est persuadée que cette dernière fait fausse route. Comment pourrait-elle « aimer » ce garçon suffisant et insupportable ! Josie s’engage dans une bataille féroce pour briser ce couple… 

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que c'est un petit roman de chick-litt mignon comme tout, mais qu'on peut le zapper sans regrets.

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La baby-sitter, de Gudule, édité chez Milady

Résumé : Étrange gouvernante pour de très bizarres enfants...Et si la rassurante baby-sitter se laissait dominer peu à peu par la sauvage et sanglante violence que contiennent les contes de fées qu'elle lit le soir aux enfants ? Les deux gamins pourront-ils échapper à celle qui tout d'un coup se prend pour l'ogre et traque les chères têtes blondes ? Le grand méchant loup se lèche les babines...  

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que j'avais l'excellent souvenir que les romans de Gudule / Anne Duguel (lus durant mon adolescence) plongeaient subtilement dans l'horreur et le malsain ; mais ce texte là ne fait pas dans l'ambiance et la suggestion, et nous balance son passage gore réglementaire et bien millimitré à chaque chapitre, au point de tirer vers le grotesque et le ridicule.

09 novembre 2014

Le livre de Perle

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Timothée de Fombelle

Gallimard

        Résumé de l'éditeur : Il vient d'un monde lointain auquel le nôtre ne croit plus. Son grand amour l'attend là-bas, il en est sûr. Pris au piège de notre Histoire, Joshua Perle aura-t-il assez de toute une vie pour trouver le chemin du retour?

        Je n'ai pas lu tous les romans de Timothée de Fombelle mais j'avais adoré Tobie Lolness ; du coup j'attendais ce titre énigmatique avec impatience. Déjà, précipiter un prince de conte de fée dans les combats de la seconde guerre mondiale, il fallait oser, l'idée est couillue. Et figurez vous que ça marche du tonnerre ! L'écriture enlevée y est sûrement pour beaucoup, car comme dans les bons récits d'aventure, on ne s'ennuie jamais. La construction joue énormément à créer le suspense également, car on alterne les narrateurs, les mondes, les points de vue mais aussi les époques (il faudra d'ailleurs plutôt conseiller le roman à des lecteurs assez à l'aise). Bref, une nouvelle réussite pour cet auteur français qui ne prend pas les adolescents pour des imbéciles !

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02 novembre 2014

Bird box

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Josh Malerman

Orbit

        Résumé de l'éditeur : La plupart des gens n’ont pas voulu y croire. Les incidents se passaient loin, sans témoins. Mais bientôt, la menace s’est rapprochée, a touché les voisins. Ensuite, Internet a cessé de fonctionner. La télévision et la radio se sont tues. Les téléphones ne sonnaient plus. Certains, barricadés derrière leurs portes et leurs fenêtres, espéraient pouvoir y échapper. Depuis qu’ils sont nés, les enfants de Malorie n’ont jamais vu le ciel. Elle les a élevés seule, à l’abri du danger qui s’est abattu sur le monde.

        J'ai sauté sur ce roman lorsque j'ai vu que la présentation le comparait à La route, de Cormack MacCarthy, qui m'avait subjugée. Alors certes, c'est du post-apocalyptique, mais ça ne ressemble finalement pas du tout à La Route dont l'écriture faisait toute la force et la particularité. Ici, on est dans le vrai thriller haletant, pas dans la recherche stylistique, et l'ambiance m'a fait penser à Room sur toutes les questions qu'on se pose (mais comment vont-ils s'en sortir ?), le fantastique en plus. Un bon page-turner qui tient ses promesses, pas forcément marquant mais efficace.

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29 octobre 2014

Des suites et des fins : Origami Yoda 3 / Les chats volants 2

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Origami Yoda, tome 3 : Le secret de la cocotte Wookie, de Tom Angleberger, édité chez Seuil

     Résumé : Depuis que Dennis a été renvoyé, les élèves de McQuarrie doivent se débrouiller tout seuls. Plus d’Origami Yoda pour les aider à éviter les pièges du collège…Jusqu’à ce que Sara apporte en classe une cocotte en papier à l’image de Chewbacca. Elle raconte partout que c'est Dennis qui la lui a envoyée, et que ce nouvel origami peut prédire l’avenir aussi bien que Yoda ! Pendant ce temps, Dennis s’intègre très bien dans son nouveau collège. Un peu trop bien, même. Serait-il devenu normal ? Impensable ! Un Dennis sans catastrophes ni bizarreries, n’est pas Dennis.

Suite de Origami Yoda et Kraft Vador.

     Les conseils de cette nouvelle cocotte en papier sont toujours aussi énigmatiques, mais sont malheureusement immédiatement expliqués par Sara, qui donne la solution et la marche à suivre avant qu'on puisse découvrir ou en imaginer le sens caché. C'est dommage, parce que ça enlève une partie du plaisir des tomes 1 et 2.

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Les chats volants, tome 2 : Le retour des chats volants, d'Ursula K. Le guin, édité chez Gallimard

     Résumé : Un matin, dans leur maison confortable à la campagne, Thelma, Roger, Harriet et James évoquent la ville qu’ils ont quitté à tire d’ailes alors qu’ils n’étaient que des chatons et leur tendre mère qui leur manque. James et Harriet décident de refaire le grand voyage pour la retrouver. Mais bien qu’ils se fient à leur odorat, ils ne retrouvent plus la benne à ordures qui encombrait autrefois l’allée, ni la trace de leur mère. Ils ne découvrent qu’un pauvre chaton ailé, tout noir et effarouché qui a trouvé refuge dans un vieil entrepôt.

Suite des Chats volants

     Toujours aussi mignon, j'ai néanmoins été un peu sous le charme que pour le premier volume, parce que le message sur la différence m'a semblé un peu plus simpliste qu'au début. Ca reste une très bonne série de qualité pour les lecteurs débutants entre 6 et 8 ans !

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26 octobre 2014

L'océan au bout du chemin

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Neil Gaiman

Au Diable Vauvert

        Résumé de l'éditeur : "J'aimais les mythes. Ils n'étaient pas des histoires d'adultes et ils n'étaient pas des histoires d'enfants. Ils étaient mieux que cela. Ils étaient, tout simplement." De retour dans la maison de sa famille pour des obsèques, un homme encore jeune, sombre et nostalgique, retrouve les lieux de son passé et des images qu'il croyait oubliées. Le suicide d'un locataire dans une voiture au bout d'un chemin, sa rencontre avec une petite voisine, Lettie, qui affirmait alors que l'étang de derrière la maison était un océan. Et les souvenirs de l'enfance, qu'il croyait enfuis, affluent alors avec une précision troublante...

        Je ne suis pas une groupie. Je ne cours pas après les dédicaces, je ne harcèle pas les auteurs, je ne fouille pas leurs poubelles. Mais quand j'ai eu en main le dernier titre de Neil Gaiman, j'étais hystérique. Parce que même si je n'ai pas aimé tous ses romans (je n'ai jamais fini American Gods, par exemple), j'ai été marquée à vie et au fer rouge par certaines de ses nouvelles des recueils Miroirs et fumée et Des choses fragiles, amusée par De bons présages, traumatisée par l'Autre Mère de Coraline, et émue et profondément touchée par les récits de la bande dessinée Sandman dont il est scénariste.

Bref, venons-en à L'Océan au bout du chemin. De plus en plus emballée au fil de ma lecture, j'ai laissé reposer un peu mon ressenti avant de rédiger cette chronique, et j'ai le plaisir de vous annoncer que mon enthousiasme n'a pas baissé d'un poil.

Neil Gaiman nous propose un roman subtil, une plongée dans le fantastique le plus cru, le plus dépouillé qui soit. L'immersion dans le monde de l'enfance (puisque l'auteur-narrateur se souvient de faits qui ont eu lieu alors qu'il n'avait que 7 ans) aide à créer une atmosphère simple, un monde dans lequel il suffit de faire un pas de côté pour que le banal étang de ferme se transforme en océan nourricier et détenteur de tous les savoirs du monde. Le jeune ersatz de Neil Gaiman est prêt à accepter les événements les plus étranges comme une évidence, et tout coule de source à ses yeux comme à ceux du lecteur, entrainé par le flot du récit.

Mais l'histoire n'est pas un long fleuve tranquille ! Le malaise qu'on pouvait ressentir à la lecture de Coraline n'est jamais bien loin (brrr, cette Ursula qui rend étrangère même la rassurante figure paternelle, quelle angoisse !), et le terme d'inquiétante étrangeté (Unheimliche)s'applique parfaitement à ce récit. L'irrationnel fait irruption dans le quotidien, le paysage familier et l'intime, bouleversant les repères et oscillant entre la peur et la fascination pour les trois femmes de la famille Hempstock.

Alors que le jeune garçon retrouve peu à peu la mémoire, c'est également une réflexion sur le souvenir, la nostalgie et le temps qui transforme les choses.

C'est un livre très riche malgré son apparente simplicité, et c'est sans conteste mon gros, gros coup de coeur de cette année 2014 ; le roman a d'ores et déjà obtenu le prix Locus 2014, et devrait en collectionner quelques autres !

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22 octobre 2014

Juste après dresseuse d'ours

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Jaddo

Fleuve Noir

        Résumé de l'éditeur : Petite, je voulais faire desseuse d'ours.
Et puis ça m'a passé et j'ai fait docteur. Généraliste remplaçante. Mais quand même, depuis douze ans (entre la fac, l'hôpital et le cabinet), j'ai eu le temps de voir un paquet de choses absurdes, terrifiantes, émouvantes, révoltantes, rigolotes. J'ai eu le temps de dire un paquet de conneries, et d'en faire quelques-unes. J'ai eu le temps de mettre de côté un paquet d'histoires à raconter. 

        Comme pour le livre Alors voilà : les 1001 vies des Urgences, c'est une nouvelle bonne surprise avec ce texte d'excellente qualité ! Le récit se compose de chapitres très courts, avec une anecdote à chaque fois (ce qui était juste parfait pour relancer mes lectures au moment de mon manque de concentration de fin de grossesse), intelligents et bien racontés. Ces petites chroniques sont souvent drôles, parfois pleines de colère, toujours plaisantes et pleines d'humanité. Nos médecins n'ont pas qu'une vocation, ils ont aussi du talent.

Le lien vers le blog Juste après dresseuse d'ours, de Jaddo : régalez-vous !

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19 octobre 2014

Le fils

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Lois Lowry

Ecole des Loisirs (Médium)

Fait partie de la tétralogie Le Passeur, Messager, L'élue

        Résumé de l'éditeur : Les pêcheurs l’ont surnommée Claire de l’eau. Quand ils l’ont arrachée aux flots et ramenée au village, la jeune naufragée ne se souvenait de rien, sauf de son prénom. Personne ne sait qu’elle a grandi dans la communauté, une société où les couleurs n’existent pas et où les émotions sont interdites. Personne ne peut imaginer qu’elle a été programmée pour être mère porteuse, qu’elle a été inséminée à l’âge de quatorze ans, qu’elle a eu un fils, qu’on le lui a arraché. Depuis, Claire n’a plus jamais été la même, obsédée par cet enfant qu’elle a tenu une seule fois dans ses bras, hantée par ses boucles blondes et ses yeux clairs. Elle fera tout pour retrouver son fils, jusqu’à accepter un terrible sacrifice…

        Si ça avait été une histoire indépendante, j'aurais parlé de l'écriture fluide, de l'histoire, étrange et sympathique, mais peu marquante. Mais dans la mesure où il s'agit de la suite du Passeur (paru en 1993), un de mes livres cultes, je suis obligée de mettre en avant ma déception. J'ai eu du mal à me décider à lire ce roman, pour garder intact le souvenir du Passeur dans ma mémoire, qui m'avait profondément marqué quand j'avais une douzaine d'années. Le Fils est composé d'une première partie où l'on retrouve exactement le même univers que le Passeur (avec quelques détails qui m'ont laissé perplexe, tels ces enfants qui rougissent à la cérémonie des 12 ans, alors que la communauté ne distingue pas les couleurs...) ; la seconde partie se déroule dans un village qui se rapproche du monde tel qu'on peut le connaître, mais à mon avis, l'univers du Passeur doit rester hors contexte pour garder sa force, car toutes les avancées scientifiques et le fait incroyable de pouvoir garder les souvenirs et les passer d'une personne à l'autre ne peuvent pas avoir leur place dans notre monde. Enfin, la troisième partie bascule dans le fantastique, axée sur Gabriel, avec beaucoup d'informations inutiles sur Jonas, Kira et Matty. On est dans la démonstration un peu lourde pour bien montrer qu'on est dans la tétralogie, mais on peine à créer le lien, et on finit précipitamment en quelques pages.

Le tout forme un ensemble très disparate : les parties s'articulent difficilement et abruptement.
Pour moi, ce quatrième roman n'a pas d'intérêt par rapport aux trois autres ; il n'apporte rien de plus. Certes, il vous montre ce que sont devenus les personnages tant chéris, mais platement, sans y insuffler la force du récit de la trilogie initiale (qui, je le rappelle, était complète). Bref, à lire si vous n'avez pas d'attachement particulier aux précédents volumes, mais que je vous conseille d'éviter si, comme moi, ils vous avaient laissé un fort souvenir.

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15 octobre 2014

Terremer 4 : Tehanu / Contes de Terremer

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 Terremer, t.4 : Tehanu, d'Ursula K. Le Guin, édité chez Livre de poche

        Résumé de l'éditeur : Tenar est devenue femme. Elle a conservé de ses aventures précédentes de redoutables pouvoirs : celui de guérir les corps et les âmes et celui de parler aux dragons.

Attention, n'allez pas lire le résumé de certains sites marchands, il vous révèle la fin en deux phrases !

        Quel bonheur de se replonger dans l'univers de Terremer, de retrouver les paysages, de sentir les embruns, d'admirer les couchers de soleil... et de suivre à nouveau le parcours de Tenar (Livre 2, Les tombeaux d'Athuan) et Ged, l'Archimage originaire de Gont... Quelques autres personnages connus croiseront leur route, de nouveaux feront leur apparition (et pas forcément des plus sympathiques !), et l'on rencontrera même quelques dragons... J'ai adoré l'histoire de ce quatrième livre, embellie comme toujours des magnifiques légendes de Terremer ; et la fin, que vous l'ayez vu venir ou pas du tout, est magistrale tout en restant pleine de la sobriété et de l'humilité qui caractérise la plume magique d'Ursula Le Guin. A noter que j'ai particulièrement aimé les réflexions sur les magies et le pouvoir propres aux hommes ou aux femmes ; je ne me souvenais pas d'une approche aussi féministe dans les précédents tomes, parfaitement raccord dans la bouche d'une Ténar plus mûre, un peu amère parfois mais toujours pleine d'espoir et de force.

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Contes de terremer, d'Ursula K. Le Guin, édité chez Livre de poche

     Recueil de 5 nouvelles qui ont lieu dans le monde de Terremer, à différentes époques (Le trouvier / Rosenoire et Diamant / Les os de la terre / Dans le Grand Marais / Libellule)

     J'ai adoré la préface dans laquelle l'auteure explique qu'elle est revenue voir en Terremer ce qui s'était passé en son absence et qu'elle a été, en quelque sorte, dépassée par sa création. Les cinq contes possèdent chacun une atmosphère propre, puisqu'ils ont lieu à des périodes très éloignées ; ils vont ainsi s'arrêter sur des sujets variés (la magie, la création de l'école de Roke, une histoire d'amour...) à des échelles très différentes (des récits très personnels, ou de grandes sagas qui changeront le cours de l'Histoire de Terremer). J'y ai à nouveau retrouvé cette pointe de féminisme que j'ai ressenti dans Tehanu, et la magie opère toujours.

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12 octobre 2014

Ces titres que je ne chroniquerai pas...29

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Adorable Sophy, de Georgette Heyer, édité chez Milady

Résumé : Lorsque la respectable famille Ombersley recueille Sophie, une cousine éloignée, elle ne s’attend pas à une telle révolution. Cette jeune femme espiègle bouleverse littéralement l’ordre établi. Indépendante, sûre d’elle, n’hésitant pas à monter à cheval comme un homme, Sophie ne correspond en rien à ce que le sombre et taciturne Charles d’Ombersley attend des femmes. D’ailleurs, ne devrait-il pas dompter l’impudente, avant que ses manières scandaleuses ne commencent à lui plaire un peu trop ?

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que je l'avais choisi suite à un commentaire sur un forum qui faisait un parallèle entre les livres de l'auteure et le style de Gail Carriger. Résultat : une énorme déception, le roman n'a rien à voir avec l'humour pince-sans-rire de Carriger ; c'est de la chick-litt basique, sans surprise et sans saveur, et surtout, les histoires d'amour entre cousins, ça ne me fait franchement pas fantasmer !

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Les stagiaires, de Samantha Bailly, édité chez Milady

Résumé : Ophélie, Arthur, Hugues et Alix viennent tous d'horizons différents. Leur seul point commun : ils rêvent de travailler chez Pyxis, entreprise spécialisée dans l'édition de mangas et de jeux vidéo, pilier dans le secteur de l'industrie créative. Une réalité s'impose rapidement : beaucoup de candidats, peu d'élus. Désormais, le stage est devenu une étape obligatoire pour ces jeunes qui sont à la croisée des chemins dans leurs vies professionnelles et affectives. Dans une atmosphère conviviale, travail et vie privée s'entremêlent. Pourtant, une question demeure en fond sonore : qui restera ?

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que c'était une lecture agréable, mais trop "contemporaine" pour moi.

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Gaspard des profondeurs, Yann Rambaud, édité chez Hachette

Résumé : Gaspard rêve… Il rêve que son père revienne. Car cela fait plusieurs semaines que le père de Gaspard n’est pas rentré à la maison. Alors Gaspard décide de partir, sans en parler à sa mère qui est si triste, en disant seulement à son petit frère : « J’ai décidé d’aller chercher Papa… » Mais Gaspard ne s’en va pas seul. Sur la route, il rencontre un compagnon de voyage pas comme les autres : Honoré, dit Néné, qui devient vite un ami, comme un double-pour-la-vie. Et puis il y a aussi cette autre compagne, cette petite musique au son de laquelle il s’enfonce, chaque nuit, dans un monde parallèle de rêves et de cauchemars. Là, c’est comme un double-de-lui que Gaspard côtoie, avec lequel il va approcher toutes ses peurs, jusqu’à la dernière…

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que le ton est très très jeunesse (alors que je m'attendais à un roman adolescent), et m'a semblé décousu, avec dès les premiers chapitres un amas de créatures et de paysages qui semblent empilés sans lien. Le manque de fantaisie dans ce foisonnement d'inventivité a eu raison de ma motivation, et je n'ai pas terminé le roman.

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08 octobre 2014

Ionesco : La Leçon / Rhinocéros

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Rhinocéros, d'Eugène Ionesco, édité chez Gallimard (Folio)

     Résumé de l'éditeur : "Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat." Tout langage stéréotypé devient aberrant. Allégorie des idéologies de masse, le rhinocéros, cruel et dévastateur, ne se déplace qu'en groupe et gagne du terrain à une vitesse vertigineuse. Seul et sans trop savoir pourquoi, Bérenger résiste à la mutation. La sclérose intellectuelle, l'incommunicabilité et la perversion du langage engendrent des situations tellement tragiques qu'elles en deviennent comiques, tellement grotesques qu'elles ne peuvent être que dramatiques.

     Celui-là, il faut croire que je l'ai lu juste pour replacer mon tag Ça me laisse perplexe. Visiblement, l'interprétation la plus courante du symbole du rhinocéros serait la montée des extrémismes (et particulièrement du nazisme), mais cette explication ne me convaint pas totalement. Déjà parce que ça ne colle pas à toutes les répliques de la pièce, et ensuite parce que je ne vois pas trop la portée ni la puissance de la métaphore (Matin brun me semble bien plus efficace sur ce sujet, par exemple). La pièce serait plus globalement une dénonciation du conformisme, et cette interprétation me sied déjà plus que la précédente. A apprécier avec une explication du contexte.

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La Leçon, d'Eugène Ionesco, édité chez Gallimard (Folio)

     Résumé de l'éditeur : La leçon est l'une des pièces les plus jouées et les plus lues d'Eugène Ionesco. Elle commence comme une satire hilarante de l'enseignement, pour faire allusion ensuite à de savantes théories linguistiques ; le ton, alors, change : la farce se termine en tragédie.

     J'ai beaucoup plus accroché à cette seconde pièce qu'à Rhinocéros ; le texte est drôle et devient féroce, grinçant. On sent venir la catastrophe, et l'ensemble est presque trop court.

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05 octobre 2014

Flora et Ulysse : Les lumineuses aventures

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Kate DiCamillo

Grandes Personnes

        Résumé de l'éditeur : Quand un écureuil est avalé sous se yeux par un aspirateur devenu fou, la jeune Flora Buckman, grande lectrice de comics devant l'éternel, ne peut rester sans rien faire. N'écoutant que son courage, la voilà qui vole à sa rescousse. Ce que nul ne pouvait prévoir, c'est qu'Ulysse, l'écureuil, revient à la vie doté de pouvoirs surprenants et que l'existence de Flora en sera à jamais transformée. Elle aura désormais un meurtre à empêcher, des méchants à vaincre, les ténèbres à éradiquer. Et même si elle l'ignore encore, un cœur, le sien, à ouvrir et à consoler.

        Ce roman est une excellente amorce pour de faibles lecteurs qui commenceraient à vouloir tenter un niveau de lecture un peu plus ardu, car les séquences bande-dessinée sont nombreuses et bien réparties dans le roman. Des clins d'oeil aux histoires de super héros (mais avec un écureuil, la classe !), et surtout, un ton parfaitement bien trouvé, drôle, charmant, irrésistible ! Dans la lignée des Origami Yoda, Apolline et autres Madame Pamplemousse, Flora et Ulysse a reçu la Newbery Medal, et c'est bien mérité !

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