Ce qui nous lie

Milady
Samantha Bailly
Résumé de l'éditeur : Alice a un don. Elle a la capacité de voir les liens entre les individus. Les attaches lui apparaissent sous forme de fils lumineux, qui tissent une cartographie des relations affectives. Impossible d'expliquer l'origine de ce phénomène. Manifestation surnaturelle ? Hallucination ? La jeune femme a appris à vivre avec dans le plus grand secret. C'est alors qu'elle rencontre Raphaël, son nouveau manager. La voilà qui s'éprend du seul homme dont elle ne peut voir les liens...
A la base, ce roman contenait certains éléments faits pour me déplaire. Entre autres (et c'est totalement personnel), il faut savoir que les histoires de vengeance m'insupportent, et que les héros qui veulent faire justice eux-mêmes, j'ai envie de les baffer (sauf Zorro mais c'est un amour d'enfance, ça ne compte pas). Et pourtant. Voilà un roman qui a réussi à me surprendre, et à me faire aller plus loin que mes a priori. J'ai continué ma lecture parce que les chapitres divisés en passé, présent puis futur sont intrigants, et l'introduction du fantastique est plaisante : les liens qu'Alice voit entre les gens sont une jolie métaphore qui fonctionne bien. Et finalement, même si la vengeance est un des moteurs d'Alice dans les premiers chapitres et que ça a parasité une partie de ma lecture, la conclusion tend justement vers une vraie évolution de l'héroïne, une maturité et une acceptation bien éloignée du début, une ouverture sur la vie qui m'a beaucoup plu ; une auteure à découvrir et à suivre !
Tag : Liebster Award
J'ai été taguée par Orbe pour le Liebster Award ; merci à toi, je m'y colle avec un peu de retard.
Donc il paraît qu'il faut que je dévoile 11 choses sur moi :
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J'ai eu 30 ans jeudi dernier.
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J'assaisonne mes salades de riz avec de la sauce soja sucrée
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Je suis extrêmement mauvais public pour les films, encore plus que pour les bouquins ; dès que je vois une ficelle, une faille du scénario, une longueur, un acteur qui joue mal, une caricature, une explosion, des sentiments qui dégoulinent, pff, ça me gonfle direct, et je fais mes commentaires tout haut. Et aussi, je devine sans faire exprès la fin des films-où-il-ne-faut-pas-dire-la-fin et je pourris tout le reste du film aux autres personnes qui regardaient avec moi. Pardon.
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Je suis une grosse feignasse. Du coup, pour les 7 révélations restantes, je vous invite à aller lire ce que j'avais écris dans ce tag précédent.

Ensuite, il faut répondre aux 11 questions d'Orbe :
1- A quoi servent les animaux domestiques ?
A rester en bonne santé en faisant faire du sport aux humains. Pour les chats en tout cas. Se lever pour ouvrir la porte-fenêtre du jardin et le faire sortir. Se lever pour ouvrir la fenêtre de derrière et le faire entrer. Lui courir après parce qu'il a les pattes mouillées et qu'il va saloper la moquette, le petit saligaud. Aller chercher l'échelle parce qu'il a grimpé à la moquette murale de l'escalier et qu'il n'arrive plus à descendre parce que ses griffes sont coincées dans ladite moquette. Se lever pour lui ouvrir la porte du garage et le faire sortir. Se lever pour ouvrir la porte-fenêtre du jardin et le faire entrer, etc., etc.
2- La terre est-elle vraiment bleue comme une orange ?
Et plate comme une pastèque, et carrée comme une bille, vrai de vrai.
3- Pourquoi rêver quand on peut lire?
C'est pas la même chose ?
4- Pour ou contre les épinards ?
Je te remercie de poser cette question, parce que je trouve que l'on ne défend pas assez la cause des épinards. Quoi de plus délicieux qu'une salade de feuilles d'épinards avec des pignons de pain et de l'huile de noix ?
5- Quel est le livre qui t'a laissé un goût amer dans la bouche?
Une version cartonnée de Petit Ours Brun, à l'âge de 2 ans, en testant mes nouvelles dents. Mauvaise qualité d'encre, je suppose.
6- Tu écris au stylo bleu ou noir ?
Surtout sur l'ordi, en fait. Mais sinon, plutôt noir.
7- Quel est ton genre de livre préféré ?
Ceux qui me surprennent.
8- As tu une collection fétiche ?
Oui, mais mes collections préférées ont tendance à évoluer ! Il y a quelques années, je ne jurais que par la collection Wiz chez Albin Michel, et les derniers titres me tentent moins. J'aime beaucoup les poches de Pôle Fiction (Gallimard) et les Folio SF, et je suis de près les parutions de la récente collection Territoires chez Fleuve Noir.
9- Quel est ton auteur coup de cœur ?
Un seul ?? Pourquoi choisir ?
10- Est ce que ton blog est un ami pour toi ?
Je lui souhaite son anniversaire, je l'emmène en vacances, je lui change ses couches... Plutôt un gamin qui demande beaucoup d'attention.
11- Est ce que tu as peur d’abîmer les livres en les feuilletant ?
Non, je suis une barbare - et encore moins depuis que je lis pour moitié des ebooks sur ma liseuse !
Et donc vu que j'ai déjà la flemme de trouver 11 choses à dire sur moi, vous vous doutez bien que je ne vais pas me casser la tête à inventer 11 questions... Je vous invite par contre à jeter un œil sur les questions de Sara qui sont à mourir de rire. Bon lundi !
Beignets de tomates vertes

Fannie Flagg
J'ai lu
Résumé de l'éditeur : Au sud de l'Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d'une voie ferrée... Ninny, quatre-vingt-six ans, se souvient et raconte à Evelyn les histoires incroyables de Whistle Stop. Et Evelyn qui vit très mal l'approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à l'adorable vieille dame, elle peut enfin se révéler, s'affirmer...
J'étais retombée sur le film il n'y a pas très longtemps (avec Kathy Bates, excellente comme d'habitude !), du coup j'avais rajouté le roman à ma PAL. Il était plutôt parti pour y rester un bout de temps, mais finalement le statut Facebook de Rose du blog A vue d'oeil m'a donné envie (merci à toi !), et je l'ai dévoré en deux jours. Le livre alterne trois types de narration : les souvenirs de Ninie, une vieille dame rencontrée dans une maison de retraite ; un récit classique, avec point de vue omniscient (qui va permettre de révéler les quelques secrets et zones d'ombres du vécu de Ninie) ; et enfin, le plus original, des extraits de la gazette de Whistle Stop, qui retrace les événements de la petite ville, et dans lequel Dot Weems, la postière, rajoute quelques potins et anecdotes personnelles. C'est un roman drôle et réconfortant jusqu'à la fin, malgré les passages tristes, un vrai livre doudou, que j'ai trouvé beaucoup moins tragique que le film (qui mettait l'accent sur les scènes les plus dramatiques du livre). Certes, il y a des morts, des accidents, des disparitions, mais ils sont acceptés avec philosophie, parce qu'il font partie de la vie. Et grâce à l'entraide et à l'amour entre les personnages, ce sont la joie de vivre, les rires et le chahut qui dominent le récit. L'ambiance de la petite ville d'Alabama est très bien rendue ; on y évoque le racisme, les temps difficiles, et la délicieuse cuisine du restaurant. Il y a dans ce roman ce petit quelque chose en plus, indéfinissable, qui lui donne un charme irrésistible et enchanteur, ; le don de savoir raconter les histoires, assurément.
Trop parfaite !
Gigliola Alvisi
Joie de lire
Résumé de l'éditeur : Pas de chance pour Lucrezia, elle doit passer l'été dans le Sud de l'Italie, chez des cousins qu'elle n'a jamais vus, loin de ses copines et de Milan. Elle qui vit dans une famille parfaite (avec un père pilote, beau comme un dieu, et une mère, ex-mannequin, reine de l'organisation), elle va découvrir un monde où l'on se bagarre pour la salle de bains, où l'on mange comme quatre, où le petit dernier braille constamment. Pour autant cette autre famille est-elle moins parfaite que la sienne ?
Un roman qui se lit très facilement, accessible aux pré-ado à partir du collège, mais à ne pas ranger dans la catégorie des lectures détente ! Sous des dehors frais et légers, une couverture rigolote et un résumé qui laissent imaginer des scènes cocasses (un peu façon famille Groseille versus famille Le Quesnoy dans le film La vie est un long fleuve tranquille), se cachent également des sujets graves (liens familiaux brisés, secrets et non-dits, le décès d'un enfant, une tentative de viol...). Ça aurait pu faire beaucoup pour un seul livre, mais heureusement, tout ça est bien intégré dans une histoire estivale qui laissera aussi la part belle aux vacances, aux belles amitiés et aux liens tissés entre cousins sous le soleil italien.
Ces titres que je ne chroniquerai pas... 17
Un petit point sur les livres auxquels je ne réserverai pas de chronique individuelle, par manque de temps, parce que je ne les ai pas fini, parce que je ne les ai pas compris... C'est parti !

Vampires, cartable et poésie, de Sébastien Joanniez, Editions Rouergue
Résumé : Dans sa Famille Magique, il y a son père et sa mère qui n'ont qu'à claquer des doigts pour tout avoir. Il y a aussi les squelettes, les vampires, les ogresses et tous les êtres merveilleux. Lui, il va à l'école pour apprendre comme les autres enfants. Mais qu'est-ce qui pourrait bien, un jour, lui donner envie d'utiliser ses pouvoirs magiques ?
Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que quand l'éditeur en parle, ça donne ça : Dans une langue libre et rebelle, Sébastien Joanniez convoque une multitude d’êtres magiques et imaginaires. Sorte d’anti Harry Potter, il propose un roman poéticogothique unique où la vie terrestre est magnifiée par la magie. Perso, j'ai juste rien compris.

Le Guide du voyageur galactique, tome 1 : H2G2, de Douglas Adams, Edition Folio SF
Résumé : Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée : que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d'autoroute ; que la Terre va être détruite d'ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d'une future voie express intergalactique ; que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse, et s'apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie ? Pas de panique ! Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l'accompagner dans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés.
Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que tout le monde connait, non ? En tout cas, j'ai trouvé certains passages très drôles, et même si le roman est parfois un peu décousu c'est un excellent début de série, très original !

Juré craché, de Linda Urban, Editions Ecole des Loisirs
Résumé : Mattie est timide, et a un peu peur. Elle n'a qu'une semaine pour s'habituer à sa nouvelle école. Parce que dans une semaine, elle entrera en CM2, ett il faudra bien qu'elle se présente devant la classe. Heureusement, son oncle Popote est le gardien de l'école et raconte beaucoup d'histoires.
Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que ce second roman ne m'a pas fait le même effet enchanteur que La formule du succès. Je me suis un peu ennuyée, et j'ai trouvé le style difficile pour des lecteurs moyens, surtout à cause des flashbacks pas vraiment délimités : il n'y a pas de transition lorsque Mattie évoque ses souvenirs, ce qui peut poser des problèmes de compréhension.
Des suites et des fins : Terremer 2 et 3

Terremer, Livre 2 : Les Tombeaux d'Atuan, d'Ursula K. Le Guin, Livre de Poche
Résumé : Ténar est la réincarnation d'Arha dite la Dévorée. En cette qualité, elle est la plus haute prêtresse du temple des Innomables et la Gardienne de leurs tombeaux sur l'île d'Atuan. Elle doit veiller à ce qu'aucun pillard ne s'infiltre dans le labyrinthe dans lequel se trouvent de nombreux trésors. Un jour, un sorcier est retrouvé dans celui-ci. La sorcellerie est considérée comme le mal absolu sur Atuan, la jeune prêtresse entreprend de châtier avec cruauté l'impudent.
Une nouvelle histoire un plus rythmée que le premier livre, où l'on est plongé dans les coutumes angoissantes des sombres Tombeaux d'Atuan. Même si Ged n'est plus le protagonistes, on le retrouvera assez vite et on s'attachera aux nouveaux personnages. Le roman est plein de très belles descriptions des paysages, des sensations éprouvées par Tenar dans la nature et dans l'obscurité, avec une écriture qui met les sens à l'honneur.
Terremer, Livre 3 : L'Ultime Rivage, d'Ursula K. Le Guin, Livre de Poche
Résumé : Un jeune garçon nommé Arren apporte une inquiétante nouvelle : dans son pays, les sorciers ont oublié leur langage et perdu leur pouvoir. Le vieux Ged, l'archimage, doit remettre à l'endroit ce qui est à l'envers ; tous deux font voile vers des îles dévastées.
Si j'avais beaucoup (beaucoup !) aimé les deux premières histoires du Cycle de Terremer, c'est véritablement avec ce troisième livre que j'ai eu la révélation. Cette suite n'échappera pas à la lenteur narrative des précédents, comme si le monde de Terremer exigeait qu'on ralentisse son rythme pour y entrer doucement, sans fracas, porté par les vagues ; et pourtant, point d'ennui tout au long de cet étrange voyage. La langue est belle, travaillée sans être ampoulée, exigeante sans être excluante. Terremer est un univers riche, qui foisonne de coutumes, de peuplades aux moeurs passionnantes, de magie, d'aventure, de prophéties, de personnages au grand coeur. Et vous savez quoi ? Ça me rend heureuse de savoir que j'ai encore plein de titres de l'auteure à découvrir !

La pâtisserie Bliss

Kathryn Littlewood
Résumé de l'éditeur : La pâtisserie de la famille Bliss cache un très vieux secret : un ancien livre de recettes magiques. Alors que leurs parents s’absentent quelques jours, Rose et ses frères et soeurs se retrouvent seuls à tenir la boutique. C’est le moment rêvé pour tenter quelques recettes très spéciales ! Mais les muffins d’amour et les cookies de la vérité vont transformer la petite ville de Calamity Falls en véritable maison de fous… C’est le moment que choisit un étrange personnage pour faire son entrée : “Tante” Lily, aussi excentrique soit-elle, est là pour aider les enfants Bliss à tenir la boutique. À moins qu’elle ne cherche à s’emparer du Livre ?
Un petit roman sympathique pour les lecteurs à partir de 9 ans ; si, en découvrant le résumé, j'ai tout de suite pensé à la délicieuse série Madame Pamplemousse, je n'ai pas retrouvé le même charme. La pâtisserie Bliss joue plus sur le registre de l'action, avec des scènes loufoques et très visuelles. L'histoire est écrite à la manière d'un film, avec des méchants, des rebondissements, un peu de suspense... et pas mal d'humour dans les conséquences des essais de Rose et de ses frères Oliver et Origan, puisque leur manque de maîtrise de la magie va avoir quelques effets inattendus ! Ça fonctionne bien et donne un bon divertissement, ni plus ni moins.
Le Déchronologue

Stéphane Beauverger
Folio
Au XVIIe siècle, sur la mer des Caraïbes, le capitaine Henri Villon et son équipage de pirates luttent pour préserver leur liberté dans un monde déchiré par d'impitoyables perturbations temporelles. Leur arme : le Déchronologue, un navire dont les canons tirent du temps. Qu'espérait Villon en quittant Port-Margot pour donner la chasse à un galion espagnol ? Mettre la main, peut-être, sur une maravilla, une des merveilles secrètes, si rares, qui apparaissent quelquefois aux abords du Nouveau Monde. Assurément pas croiser l'impensable : un Léviathan de fer glissant dans l'orage, capable de cracher la foudre et d'abattre la mort !
Un très bon roman de SF, qui lie à la fois une intrigue maîtrisée, un style impeccable et un héros foisonnant de ressources. Le principal intérêt de l'histoire vient de la (dé)construction originale du récit, puisque chaque chapitre nous balade à un événement survenu entre 1640 et 1653. Ce choix narratif permet à la fois de représenter les failles temporelles dans lesquelles s'engouffrent l'équipage du Capitaine Henri Villon, mais aussi d'introduire progressivement les éléments de science-fiction (les maravillas qui viennent du futur, les canons qui figent le temps) sans lesquels ce roman serait une "simple" histoire de pirates et corsaires. Evidemment, ces avancées temporelles ou flashbacks exigent une grande attention de la part du lecteur, et je vous conseille donc de choisir une période où vous êtes frais et dispo pour découvrir ce livre. Malgré ça, la gouaille et le langage fleuri du Capitaine Villon sont fort efficaces pour aider à s'imprégner de l'histoire : les Caraïbes, les attaques de pirates, l'ambiance chaude des ports sont très faciles à se représenter. Et j'ai particulièrement aimé quelques détails, comme la description de la fusion des réalités lorsque plusieurs temps se percutent : à ne pas manquer !
Kraft Vador

Tom Angleberger
Seuil
Suite d'Origami Yoda
Résumé de l'éditeur : Stupeur au collège McQuarrie : Dennis s'est fait renvoyer ! Les prédictions de son Yoda en papier perturberaient la vie du collège. Maintenant, c'est un autre personnage qui fait la loi : Kraft Vador, la marionnette en papier de Harvey. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est beaucoup moins sympa qu'Origami Yoda ! Pour Tommy, ça ne fait aucun doute : à force de se faire humilier par Yoda, Harvey est passé du côté obscur de la Force, et son Kraft Vador est responsable du renvoi de Dennis. Avec l'aide de ses amis - et de Yoda - Tommy enquête et monte un nouveau dossier, cette fois pour prouver l'innocence de Dennis.
Dans cette suite (il est très fortement conseillé d'avoir lu le premier tome, ne vous en privez pas, il est très drôle !), nous voilà donc face à un nouveau prétexte bien trouvé qui permet de raconter les événements qui se sont déroulés autour de Dennis et de son Origami Yoda durant cette nouvelle année. Le dossier rassemblé par Tommy pour défendre Dennis face au conseil de discipline est composé de plusieurs voix, où chaque élève qui vient raconter comment Yoda l'a aidé par ses conseils énigmatiques, souvent surprenants mais toujours très efficaces ! Je n'ai jamais réussi à deviner le sens des conseils d'Origami Yoda du premier coup, mais à chaque fois que sa sagesse se révèle, je suis bluffée par la trouvaille, la ruse et l'humour des situations. Par exemple, dans le récit de Quavondo, les élèves doivent vendre des boites de cookies très chères pour la collecte de l'école. Interrogé sur la meilleure façon de vendre les boites, Origami Yoda est formel : "Rien tu dois vendre". Quavondo se renseigne et découvre que seule la moitié des bénéfices est reversée à l'école. Je vous laisse deviner ce qu'il va faire... Dans ce deuxième tome, Harvey, déjà peu convaincu par les pouvoirs d'Origami Yoda dans le volume précédent, devient un féroce adversaire de Dennis ; mais tel Dark Vador (pardon, Kraft Vador), peut-être n'a-t-il pas encore totalement basculé du côté obscur de la force ? Et le meilleur, c'est qu'à chaque fois qu'on croit que ça va mal finir, ou que la situation est triste, on va de surprise en surprise, car tout dépend finalement du point de vue qu'on adopte... Une petite pépite de drôlerie, de sagesse et d'ingéniosité, abordable par les faibles lecteurs à partir de 9 ans et bien plus !
La liste

Siobhan Vivian
Nathan
Une tradition odieuse sévit au lycée de Mount Washington : tous les ans, une semaine avant le bal de début d'année, une liste est placardée dans les couloirs. Personne ne sait qui établit cette liste. Et personne n'a jamais réussi à empêcher qu'elle soit publiée. Invariablement, chaque année, la plus belle et la plus laide des troisièmes, des secondes, des premières et des terminales sont désignées. 8 filles en tout. 8 filles qui se retrouvent sous les projecteurs impitoyables du lycée. 8 filles qui vont voir leur vie brusquement changer… pour le meilleur ou pour le pire ?
J'étais franchement emballée à la lecture du résumé, et le début est très prenant : les huit premiers chapitres sont consacrés à chacune des huit filles désignées par la liste, les plus moches comme les plus jolies. On y découvre leurs réactions à ce verdict sans appel, et le récit amorce leurs histoires individuelles et suggère des secrets cachés par certaines des filles. Et justement, après nous avoir alléché avec tous ces mystères, la suite va traîner un peu en longueur. Certes, on va assister, jour par jour, à l'impact de la liste sur les huit lycéennes, mais leur évolution est très lente ; les secrets ne seront pas si nombreux que ça, et restent assez classiques. La conclusion est à l'image de cette langueur, sans final flamboyant : j'ai eu l'impression que l'auteure avait envie de démontrer qu'il ne faut pas se fier aux apparences, mais que du coup elle le fait de façon assez peu subtile : les victimes se révèlent être les méchantes, les pestes et les rebelles ont finalement un coeur. Bref, je me suis dit "Tout ça pour ça", alors que cette liste pour traiter le sujet du regard des autres était un excellent point de départ, mais trop dilué sur 400 pages.
Les monologues du vagin

Eve Ensler
Denoel
Résumé de l'éditeur : « J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. » Depuis leur parution aux États-Unis en 1998, Les Monologues du vagin ont déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si différents...
C'est une pièce de théâtre que j'ai envie de lire depuis longtemps : pour être tout à fait honnête, je ne m'attendais pas tout à fait à ce genre de texte. Je pensais que les monologues seraient axés uniquement sur des confidences drôles ou poétiques, mais légères. Il y en a, mais il y a aussi de la souffrance, de la révolte, de la dénonciation. Et même si, à la réflexion, cette diversité semble logique vu le sujet et les différents vécus, j'ai trouvé ça un peu dérangeant de mélanger de l'anecdotique, du plaisir, les violences sexuelles... Et puis surtout, c'est trop succinct, il y aurait tellement plus de choses à dire et à remettre à jour au fil des décennies ! Un bon point de départ malgré tout, parce que la pièce soulève quelques bonnes questions, mais il serait dommage de s'arrêter là. Ha oui, ma citation préférée en conclusion, parce qu'elle m'a fait éclater de rire : "[Le clitoris] est le seul organe du corps humain fait purement pour le plaisir. Le clitoris n’est qu’une simple boule de nerfs. Huit mille terminaisons nerveuses, pour être tout à fait précis. C’est la plus forte concentration de terminaisons nerveuses qu’on puisse trouver dans tout l’organisme. Plus que le bout des doigts, plus que les lèvres, plus que la langue et deux fois plus, je dis bien DEUX FOIS PLUS que le pénis. Alors, je vous le demande : qui voudrait d’un fusil à un coup quand on a en sa possession une mitraillette ?"
Concours bloganniversaire : les résultats
Non, je n'ai pas oublié de faire le tirage au sort hier soir, j'ai juste manqué de temps !
Voilà qui est fait, et c'est Acr0 qui pourra choisir un ou plusieurs livres (dans une limite de 18€) parmi les coups de coeur du blog : félicitations !

Merci pour tous vos commentaires et vos participations, rien de grave dans les oublis heureusement, mais vous m'avez bien fait rire ! Du coup ça a été difficile de choisir, mais... partir au cinéma en chaussons Bienvenue chez les ch'tis qui disent "Salut Biloute", c'était vraiment trop fort ! Donc Zieph je t'envoie un petit mail pour les marque-pages !
Bonne semaine !
