Les carnets de Radicale

14 juillet 2014

Pause estivale du blog

     Un petit mois d'interruption de blog pour souffler, dormir, bouquiner, changer d'air... et revenir le 15 août en pleine forme, avec évidemment plein de nouvelles lectures à partager !

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Bon courage à ceux et celles qui travaillent, d'excellentes vacances aux autres et à bientôt !

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12 juillet 2014

Et puis après ?

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Katie Williams

Milan (Macadam)

        Résumé de l'éditeur : Un toit. Une chute. C’est ce qu’il a suffi à Paige pour basculer du monde des vivants à celui des morts. Pourtant, sa vie était plutôt sympa. Elle avait Usha, sa meilleure amie, et Lucas, son petit ami secret. Désormais, elle est un fantôme… Au lycée, des rumeurs commence à courir à son propos, on parle de suicide. Pourtant Paige sait que c’est faux. Par tous les moyens, elle va tenter de rétablir la vérité.

        Une bonne surprise pour ce roman sans prétention. J'ai adoré le principe d'avoir une narratrice fantôme, sûrement parce qu'un des mes livres fétiches à l'adolescence était Souvenez-vous de moi, de Christopher Pike. On retrouve un peu le même principe : une adolescente décédée, coincée sur son lieu de mort, et qui va par la force des choses se retrouver à enquêter sur sa mort et celles de ses petits camarades fantômes... Ça fonctionne, c'est prenant, ça se dévore, et on a même droit à quelques passages touchants sur le souvenirs des disparus. A retenir !

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06 juillet 2014

Ces titres que je ne chroniquerai pas... 27

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The boyfriend App, de Katie Sise, édité chez Scarlett

Résumé : Audrey McCarthy est une geek de terminale. C'est alors qu'on annonce la tenue d'un grand concours qui récompensera l'élève qui saura créer l'app la plus novatrice. En cherchant l'appli la plus novatrice à créer, elle arrive rapidement à l'idée d'élaborer un programme qui permettrait de définir l'homme idéal de l'utilisatrice et de l'informer dès que ce dernier se trouve à proximité. Mais les choses ne vont pas se passer comme Audrey l'avait prévu, et il semble que trouver un nouveau copain ne soit pas aussi facile que télécharger une nouvelle app !

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que si j'avais plutôt étonnamment bien accroché au début, la deuxième partie part complètement en cacahuète. J'ai cru qu'on allait basculer dans le fantastique, mais l'auteure part sur une théorie du complot sur le modèle de la grosse entreprise qui est méchante-vilaine et qui te lave le cerveau pour que tu dépenses tes sous, avec des éléments assez grand-guignolesques.

 

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Sacrées souris, de Lois Lowry, édité chez l'Ecole des Loisirs

Résumé : Hildegarde, la Maîtresse Souris qui préside à la destinée des 220 souris de l'église Saint Bartholomew le sait bien. Toutes doivent apprendre à se faire discrètes pour ne pas effrayer les dames du comité paroissial. Elles savent que, sinon, une terrible épreuve les menace : le Grand X. Mais le danger se fait de plus en plus grand. Ce sera bientôt le jour de la Bénédiction des Animaux, et les habitants de toute la région viendront à l'église avec leurs chiens, leurs chevaux, et... leurs chats.

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que j'ai passé un bon moment de lecture mais je m'interroge sur le public visé. C'est bien écrit, avec texte assez dense pour la tranche d'âge, et surtout un vocabulaire très compliqué pour les 9-10 ans (sacristain, narthex...). Par contre, les lecteurs plus âgés (collégiens) ne seront pas forcément emballés par cette histoire de souris d'église, d'autant plus que même s'il se passe des choses, la narration n'est pas vraiment dans l'action et reste elliptique. 

 

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Les débutantes, de J. Courtney Sullivan, édité chez Hachette / Livre de Poche

Résumé : Elles se sont connues et aimées à l'université de Smith, haut lieu de la culture féministe. Le temps, le mariage, la vie d'adulte les ont séparées, jusqu'à la disparition de l'une d'entre elles. Face aux déceptions de l'existence, rien n'est plus précieux que les souvenirs et les amies des années de fac. Bree, Celia, April et Sally vont s'en rendre compte.

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que je l'ai lu il y a un moment ! J'en retiens une belle histoire d'amitié, avec quelques longueurs qu'on oublie vite grace à l'alternance des récits des 4 jeunes femmes. La description du milieu de Smith a été une découverte complète pour moi ; ce microcosme semble tenir ses règles d'une autre planète !

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29 juin 2014

Le cachot de la sorcière

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Joseph Delaney

Bayard

        Résumé de l'éditeur : Billy Calder, jeune orphelin de 15 ans, vient d’intégrer la garde de nuit dans une prison très particulière ! Outre les fantômes qui hantent les lieux, les gardiens sont terrorisés par un dangereux prisonnier enfermé dans « le cachot de la sorcière ». Un soir, Billy est chargé de nourrir le prisonnier, car le chef et les autres gardes sont malades. A minuit, il dépose dans la cellule deux seaux remplis de sang et d’os. Mais alors qu’il s’apprête à en ressortir, la porte se referme ! Billy comprend qu’il est tombé dans un piège, et, horrifié, découvre le visage du prisonnier…

        J'avais lu et beaucoup aimé le premier tome de la série L'Epouvanteur il y a quelques années, et j'avais été surprise par le côté très angoissant du roman. Ce texte, plus court et illustré, s'adresse à la tranche d'âge en dessous, mais reste très effrayant, voire trash et gore, avec une fin audacieuse comme on en voit rarement en littérature jeunesse. Heureusement, les dessins adoucissent un peu la violence des scènes décrites, en mettant du concret là où l'auteur suggère des événements horribles et où l'imagination pourrait se mettre à galoper... Clairement, j'aurais adoré lire ça à 10 ans ! Attention, à réserver à des lecteurs pas trop impressionnables, sous peine de cauchemars, mais à conseiller à ceux qui sont friands de fantastique !

25 juin 2014

Struck : comment foudroyer sa réputation en un éclair

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Chris Colfer

Michel Lafon

        Résumé de l'éditeur : Carson Phillips est prêt à tout pour entrer dans la fac de ses rêves… et par la même occasion,  laisser derrière lui une mère dépressive et une ville misérable. Même s’il lui faut, pour appuyer sa candidature, lancer seul un magasine littéraire. Malheureusement pour lui, les étudiants ne semblent guère capables d’écrire autre chose que des textos. Qu’à cela ne tienne, l’adolescent est aux aguets, et surtout il n’a plus rien à perdre. Pour parvenir à ses fins, Carson a une nouvelle stratégie toute trouvée : il se transforme en maître chanteur. Mais à force de jouer les corbeaux, ne risque-t-il pas de se brûler les ailes ?

        A quelques très rares exceptions près, je ne regarde pas de séries. Je craque une fois de temps en temps, pour Black Mirror (brillantissime), Black Books (drôlissime, sur la vie d'une librairie un peu particulière) ou... Glee. Je l'avoue, j'ai regardé toute la première saison de cette série, et le côté déjanté me plaît bien. Du coup, alors que j'ai une grosse méfiance envers les acteurs / chanteurs qui se mettent à écrire, j'ai craqué pour ce titre. Et c'est plutôt une bonne surprise ! C'est un roman aigre-doux, avec un narrateur trop arrogant pour être complètement attachant, mais qui possède la force d'un vrai personnage complexe et incisif. Le ton est très américain, avec des répliques et des phrases choc dignes d'un one-man show ou d'un spectacle de stand-up.  J'ai adoré le plan que Carson met en place dans la seconde partie du livre, et le bonus avec les textes du journal littéraire est surprenant et très drôle. Un texte parfait pour les vacances, ou pour engranger un peu de bonne humeur en les attendant !

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22 juin 2014

L'évangile cannibale

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Fabien Clavel

ActuSF

        Résumé de l'éditeur : Aux Mûriers, l’ennui tue tout aussi sûrement que la vieillesse. Matt Cirois, 90 ans et des poussières, passe le temps qu’il lui reste à jouer les gâteux. Tout aurait pu continuer ainsi si Maglia, la doyenne de la maison de retraite, n’avait vu en rêve le fléau s’abattre sur le monde. Et quand, après quarante jours et quarante nuits de réclusion, les pensionnaires retrouvent la lumière et entrent en chaises roulantes dans un Paris dévasté, c’est pour s’apercevoir qu’ils sont devenus les proies de créatures encore moins vivantes qu’eux. Que la chasse commence...

        Repéré chez Sita, j'ai été complètement séduite par l'idée d'un roman post-apocalyptique de zombies dont les héros sont les pensionnaires d'une maison de retraite. J'ai pleinement accroché à ce point de départ enthousiasmant, avec ce narrateur qui est une vraie teigne ; l'aspect réécriture de l'Evangile selon Saint Matthieu m'a également interpellée, et je me suis amusée à repérer certaines scènes bibliques ou même les prénoms maquillés des apôtres. Malgré ces intérêts stylistiques et intertextuels (lisez l'interview de l'auteur après le roman, elle est passionnante)... je ne peux pas affirmer que j'ai apprécié ma lecture, parfois trop révulsante, aussi bien du point de vue des descriptions et attaques de zombies, que sur le plan psychologique, puisque le narrateur perd complètement la tête et entre dans des délires sénilo-paranoïaquesOn découvre certains chapitres le coeur au bord des lèvres... A tenter donc, mais à réserver aux lecteurs (adultes) avertis !

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15 juin 2014

Les Autodafeurs, tome 1 : Mon frère est un Gardien

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Marine Carteron

Rouergue

        Résumé de l'éditeur : À la mort de leur père, Auguste, un lycéen d’aujourd’hui, et sa petite sœur Césarine, autiste géniale, sont plongés tête la première dans une guerre secrète. Elle oppose depuis des siècles, La Confrérie et Les Autodafeurs. Nos deux héros vont devenir malgré eux les acteurs de ce conflit millénaire. Son enjeu ? Le contrôle du savoir et la main mise sur sa forme la plus ancienne : les livres…

        Je ne sais pas exactement pourquoi, mais quelque chose dans la couverture ou le titre m'avaient fait imaginer qu'il s'agissait d'un roman fantastique. Ce n'est pas du tout le cas, ici on est dans l'action, la réflexion et même le terre-à-terre avec le personnage de Césarine, la petite soeur artiste / autiste d'Auguste. On a en effet une double narration, avec Auguste, ado intelligent, piquant et plein d'humour, et surtout Césarine, dont la logique très cartésienne amène une vraie originalité ; elle a du mal à déchiffrer les émotions et du coup résume les points importants avec une neutralité et une impartialité raides comme la Justice, et prend toutes les expressions imagées au pied de la lettre (d'ailleurs, au pied de la lettre, ça n'a aucun sens, n'est-ce pas Césarine ?). Bref, un excellent premier tome (et premier roman tout court, ça mérite de le souligner !) ; et si je ne suis pas entièrement fan de la fin, un peu excessive en terme d'explosions et de fusillades à mon goût, ça ne devrait pas être un souci pour le public adolescent.

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08 juin 2014

Eleanor & Park

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Rainbow Rowell

Pocket

        Résumé de l'éditeur : 1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s'installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l'ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths... Et qu'importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là.

        Un résumé tellement plat pour un roman tellement magiqueSans mentir, celui-là, ça fait carrément plusieurs années que je l'attends en français : de très bons avis sur les blogs anglophones, deux autres romans de Rainbow Rowell (Attachement et Fangirl) que j'avais énormément aimé, bref, un grand merci à Pocket (je vous kiffe) qui me permet encore une fois de faire passer ma paresse au-dessus de l'effort de lire un bouquin en anglais... Bon, au final, ça donne quoi ? Et bien aucune déception, et je peux vous dire que c'est rare lorsque l'attente est à ce niveau. L'air de rien, le roman aborde plein de sujets (notamment en fond la violence familiale), mais c'est surtout une histoire d'amour tout en douceur, en tâtonnements, en hésitations, un lien fragile qui grandit et se nourrit. Ils sont tellement touchants, tellement mignons, ces deux-là ! A lire à l'adolescence, ou bien plus tard quand vous aurez envie de vous remémorer la force des premiers sentiments amoureux.

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04 juin 2014

Des suites et des fins : Le chat assassin 6 / Les orphelines d'Abbey Road 4

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Les orphelines d'Abbey Road, tome 4 : L'invasion des Mogadors, d'Audren, École des Loisirs

      Résumé de l'éditeur : Tandis qu’au manoir d’Abbey Road le Diable Vert prépare l’invasion de l’orphelinat par les gens de son peuple, les Mogadors, Joy est kidnappée, retenue de force dans le monde d’Alvénir. Elle seule, paraît-il, peut guérir Alonn, le garçon aux yeux violets, du mal qui le ronge. Pour Joy, ce nouveau voyage est celui des révélations et d’une compréhension nouvelle. Elle découvre peu à peu que le monde magique d’Alvénir, sous son apparente douceur, est une dictature. Et malgré la peur que lui inspirent le Diable Vert et les Mogadors, elle comprend désormais leur révolte. Mais ce voyage est aussi celui de la confusion dans le coeur de Joy.

"J'aimais la différence, l'étrangeté. L'incompréhension, l'impossibilité de communiquer me poussaient à devenir meilleure, à voir le monde sous un autre angle, à réfléchir sur la justesse, la vérité, la réalité des choses. Je devais aimer avoir l'esprit chamboulé. Je cherchais la houle."

     A la lecture cet extrait, vous comprendrez pourquoi j'aime cette série. Un monde de fantasy certes, mais qui a quelque chose à nous apprendre sur notre rapport aux autres... J'aime toutes les nuances qui se dessinent au fil des volumes et l'évolution intelligente des personnages. A noter que Joy traverse une grande partie de l'aventure sans ses camarades : hâte de lire le prochain volume pour retrouver les autres pensionnaires de l'orphelinat, qui m'ont manqué !

 

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Le chat assassin s'en va, tome 6, d'Anne Fine, édité chez l'École des Loisirs (Mouche)

      Résumé de l'éditeur : OK. OK. Allez-y, étranglez-moi avec ma propre queue. J’ai craché sur ce stupide bébé. Cette chose se moque de moi. Et personne n’aime être l’objet de moqueries. Surtout pas moi. On ne m’appelle pas Tuffy-le- dur-à-cuire pour rien. Et surtout je n’ai pas gagné ma réputation de chat assassin en restant faire ronron sur un coussin. Cette fois-ci, c’est décidé, je m’en vais, on ne m’apprécie pas à ma juste valeur !

     Certes, l'écriture et la construction sont exactement les mêmes que dans les cinq précédents volumes (il n'y a qu'à lire le résumé pour s'en convaincre) ; heureusement, ça continue à fonctionner grâce à l'attachement qu'on a pour Tuffy, et aux dessins qui sont de plus en plus expressifs et feront rire petits et grands.

01 juin 2014

Angelfall, tome 1 : Penryn et la fin du monde

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Susan Ee

Fleuve (Territoires)

        Résumé de l'éditeur : Le monde court à sa perte. Depuis six semaines, les anges attaquent les humains et ont entrepris de détruire la civilisation. Alors que Penryn tente de prendre soin de sa petite sœur, Paige, handicapée, et de sa mère, paranoïaque et schizophrène, elle assiste à une scène terrible : un ange, Raffe, se fait couper les ailes devant elle par d’autres de son espèce. Penryn se fait repérer et les anges kidnappent sa petite sœur. L’ange blessé est laissé pour mort. Penryn décide de lui venir en aide, car il est le seul à pouvoir révéler l’endroit où ils ont emmené Paige. Même s’ils sont ennemis, ils entreprennent ensemble leur voyage qui les mène jusqu’à San Francisco, où les anges ont établi leur nid.

        Dans l'ensemble, je ne suis pas très fan des histoires avec les anges (souvenez-vous !), d'autant plus que l'auteure reprend pour base une mythologie qui existe déjà (anges déchus, archanges, Raphaël, Belial...). Malgré tout, nous avons ici un page-turner à la hauteur des Hunger Games ou de La 5ème vague, avec une héroïne survivante, forte, et dont les capacités de combat sont justifiées puisqu'elle pratique les arts martiaux et suit des cours de self-defense depuis son plus jeune âge. Je vous laisse en découvrir la raison, mais ça mérite d'être souligné, car le personnage n'en est que plus plausible, contrairement à d'autres romans dans lesquels le protagoniste lutte de façon innée contre des créatures bien plus fortes que lui... Mais ce sont surtout les personnages secondaires de Paige, la petite soeur handicapée, et de la mère schizophrène (encore plus flippante que les méchants anges !) qui sont très originaux et participent à l'ambiance apocalyptique. L'écriture est très visuelle, les scènes bien pensées (le roman est parfaitement calibré pour un film, et son adaptation est déjà prévue). Je ne suis pas certaine que la suite tiendra ses promesses (je n'aimerais pas qu'on bascule trop dans la romance par exemple), mais c'est un très bon premier tome enthousiasmant. 

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25 mai 2014

Ces titres que je ne chroniquerai pas...26

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La malédiction de la sorcière des songes, Allan Stratton, édité chez Bayard

Résumé : Depuis que la Sorcière des Songes veut récupérer le coeur de la princesse héritière, le royaume de Bellumen vit sous le règne de la Grande Terreur. Mais le roi et la reine refusent de lui livrer Olivia. La Sorcière des Songes lance alors une terrible malédiction ; si les monarques ne lui livrent pas le coeur de la princesse avant le jour de ses 13 ans, elle fera disparaître tous les enfants du pays. Olivia décide d'affronter la Sorcière des Songes.

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que l'écriture peine à faire surgir des images et donne un roman poussif malgré les nombreuses mésaventures des personnages.

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Demain, promis, de Christophe Léon, édité chez Thierry Magnier

Résumé : Six jours dans la vie de Zacharie, très occupé à faire du sport, beaucoup de sport, tous les sports. Six jours avant un événement important, il rêve au garçon qu'il va devenir, après.

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que la chute est bonne, mais je me demande si avant de la comprendre, la construction ne risque pas de perdre le jeune lecteur en route.

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Ma chère Alice, d'Agnès Debacker, édité chez l'Ecole des Loisirs

Résumé : J'étais le lapin blanc, et c'est moi que la Reine avait désigné comme bourreau pour trancher la tête d'Alice. Oh, Alice... C'était une petite fille moche et agaçante, de toute façon. Mais... mille valets de trèfle ! Alice s'est soudain mise à grandir et grandir encore, et elle s'est enfuie. Alors, muni d'une hache, j'ai dû me lancer à sa poursuite, et traverser le pays des merveilles à sa recherche.

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que je n'ai pas du tout aimé les illustrations, sans relief pour un monde aussi hétéroclite que celui d'Alice ; malgré tout, la réécriture est parsemée de clins d'oeil amusants.

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18 mai 2014

Adam et Thomas

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Aharon Appelfeld

École des Loisirs

        Résumé de l'éditeur : Quand la mère d'Adam le conduit dans la forêt, elle promet de venir le chercher le soir même. «Aie confiance, tu connais la forêt et tout ce qu'elle contient», lui dit-elle. Mais comment avoir confiance alors que la guerre se déchaîne, que les rafles se succèdent dans le ghetto et que les enfants juifs sont pourchassés ? La journée passe. Adam retrouve Thomas, un garçon de sa classe que sa mère est également venue cacher là. Les deux gamins sont différents et complémentaires : Adam sait grimper aux arbres et se repère dans la forêt comme s'il y était né. Thomas est réfléchi et craintif. À la nuit tombée, les mères ne sont pas revenues. Les enfants s'organisent et construisent un nid dans un arbre. Ils ignorent encore qu'ils passeront de longs mois ainsi, affrontant la faim, la pluie, la neige et le vent, sans oublier les questions essentielles : qu'est-ce que le courage ? Comment parlent les animaux ? D'où vient la haine ? A quoi sert l'amour ?

Petite information bibliographique, inhabituelle sur ce blog mais très utile ici pour comprendre le lien entre l'auteur et ses personnages : Aharon Appelfeldest né de parents juifs assimilés germanophones, parlant aussi le ruthène, le français et le roumain. Sa mère est tuée en 1940 alors que le régime roumain commence sa politique meurtrière envers les Juifs. Il connait le ghetto puis la séparation d'avec son père et la déportation dans un camp à la frontière ukrainienne en Transnistrie, en 1941. Il parvient à s'évader à l'automne 1942. Il se cache dans les forêts d'Ukraine pendant plusieurs mois au milieu de marginaux de toutes sortes. Il trouve refuge pour l'hiver chez des paysans qui lui donnent un abri et de la nourriture contre du travail mais il est obligé de cacher ses origines juives.

        Malgré l'unanimité des avis sur les blogs, je n'ai pas complètement adhéré au ton choisi pour le roman ; les dialogues notamment ne m'ont pas semblé sonner justes, souvent trop naïfs ou au contraire trop sages dans la bouche d'enfants de 9 ans. Par ailleurs, j'ai ressenti un décalage par rapport au contexte de guerre et d'abandon de leurs parents ; je n'ai pas réellement senti la peur, le doute, le froid, la faim, il a y beaucoup de coincidences pas toujours crédibles qui rendent la vie assez facile aux deux enfants, et j'ai eu l'impression de lire une version édulcorée de l'expérience de survie qu'a vécu l'auteur dans son enfance. Effectivement, et c'est ce qui a plu a beaucoup de lecteurs, ce texte se rapproche plus du conte onirique et métaphorique que du témoignage réaliste ; malgré tout, le contexte de guerre et de morts reste à mon sens trop prégnant dans le roman pour que les deux puissent s'imbriquer.

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