rhinoceros

Rhinocéros, d'Eugène Ionesco, édité chez Gallimard (Folio)

     Résumé de l'éditeur : "Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat." Tout langage stéréotypé devient aberrant. Allégorie des idéologies de masse, le rhinocéros, cruel et dévastateur, ne se déplace qu'en groupe et gagne du terrain à une vitesse vertigineuse. Seul et sans trop savoir pourquoi, Bérenger résiste à la mutation. La sclérose intellectuelle, l'incommunicabilité et la perversion du langage engendrent des situations tellement tragiques qu'elles en deviennent comiques, tellement grotesques qu'elles ne peuvent être que dramatiques.

     Celui-là, il faut croire que je l'ai lu juste pour replacer mon tag Ça me laisse perplexe. Visiblement, l'interprétation la plus courante du symbole du rhinocéros serait la montée des extrémismes (et particulièrement du nazisme), mais cette explication ne me convaint pas totalement. Déjà parce que ça ne colle pas à toutes les répliques de la pièce, et ensuite parce que je ne vois pas trop la portée ni la puissance de la métaphore (Matin brun me semble bien plus efficace sur ce sujet, par exemple). La pièce serait plus globalement une dénonciation du conformisme, et cette interprétation me sied déjà plus que la précédente. A apprécier avec une explication du contexte.

lecon

 

La Leçon, d'Eugène Ionesco, édité chez Gallimard (Folio)

     Résumé de l'éditeur : La leçon est l'une des pièces les plus jouées et les plus lues d'Eugène Ionesco. Elle commence comme une satire hilarante de l'enseignement, pour faire allusion ensuite à de savantes théories linguistiques ; le ton, alors, change : la farce se termine en tragédie.

     J'ai beaucoup plus accroché à cette seconde pièce qu'à Rhinocéros ; le texte est drôle et devient féroce, grinçant. On sent venir la catastrophe, et l'ensemble est presque trop court.