oscaretladamerose

Eric-Emmanuel Schmitt

Albin Michel

        Résumé de l'éditeur : Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Marie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l'hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d'amour, ces douze jours deviendront légende.

        Vous le saviez déjà grâce à ce tag, je suis un monstre sans coeur qui n'a pas pleuré devant le Tombeau des lucioles. Sachez-le, je n'ai pas non plus pleuré en lisant Oscar et la dame rose, dont on m'avait pourtant vanté les mérites d'humidification lacrymale.
        Il y a de bonnes idées, et des passages intéressants sur la façon dont chacun appréhende la mort.
        C'est loin d'être suffisant pour faire oublier la mise en scène des lettres qui ne tient pas la route (vous avez déjà retranscrit un dialogue, avec les répliques de chacun, introduites par des tirets, lorsque vous écrivez une lettre ?), alors que l'auteur aurait pu se contenter de faire raconter à Oscar ce qu'il avait envie de dire, point. Sans avoir besoin de justification factice ; on est dans un livre, on a bien compris le principe, qu'on allait nous raconter une histoire, on voit l'idée générale de lire un bouquin, quoi.
        Ensuite, vous en connaissez beaucoup, des mômes de 10 ans qui utilisent des mots comme "enjoliver", "risette", "cavalcade" ou "grabataire" ?
        Le fait que beaucoup de questions tournent autour de Dieu m'a un peu gonflé aussi, mais ça c'est perso.
        Enfin globalement j'ai eu l'impression qu'on essayait de me vendre une jolie idéologie bien lisse, un malade forcément plein de courage, qui arrive à réconforter ses proches, qui ne souffre pas, qui meurt bien joliment et bien proprement surtout...
        Ajoutez à ça que j'avais une édition pour les collégiens ponctuée de commentaires et de questions pédagogiques qui m'ont coupé la lecture, vous l'aurez compris, je n'ai décidément pas aimé. Par contre, je vous conseille Quand vous lirez ce livre de Sally Nichols, qui m'avait beaucoup ému sur le même thème d'un enfant malade en phase terminale.