alchimie

Beth Fantaskey
Editions du Masque

Présentation de l'éditeur : Depuis l’entrée de Tristan Hyde dans le même collège que Jill Jekel en Pennsylvanie, leurs noms de famille font l’objet de toutes les plaisanteries. En effet, ils rappellent vaguement quelqu’un… Et tous deux ont de bonnes raisons de ne pas rire de ces moqueries. Le père de Jill a toujours cru que sa famille était liée au Dr Henry Jekyll, ce scientifique qui a créé son alter ego maléfique. D’ailleurs, il affirme que la boîte fermée à double tour dans son bureau contient le détail de cette expérience diabolique. Quant à Tristan, ses liens avec l’histoire de Mr. Hyde sont encore plus proches, et plus dévastateurs. Jill sait qu’elle ne doit pas ouvrir cette boîte. Mais quand son père est assassiné, et qu’elle découvre que le compte en banque qui devait payer ses études a été vidé, elle n’hésite plus. Si elle parvient à recréer l’élixir du Dr Jekyll, elle obtiendra sans doute la bourse qui lui permettra d’entrer dans un des meilleurs programmes de chimie des États-Unis. Tristan accepte de l’aider, espérant sauver sa raison et peut-être même sa vie. Si l’on en croit la légende familiale, il est le descendant direct du monstre, ce qui le condamne à perpétrer la violence et le chaos autour de lui. Pourront-ils échapper à leur destin et éviter que l’amour qui les étreint peu à peu ne conduise à leur propre destruction ?


          Globalement, ce roman a été une lecture agréable. Par rapport au précédent titre de l'auteure, Comment se débarrasser d'un vampire amoureux, que j'avais beaucoup aimé, mon reproche principal est l'absence d'humour dans Alchimie ; je trouve ça très dommage, parce les auteurs qui manient le second degré avec brio sont rares, donc j'aurais vraiment aimé retrouver cet aspect. Tant pis.
          Au delà de ça, qu'en est-il de l'histoire ? C'est une réécriture sympathique du mythe de Dr Jeckyll et Mr Hyde, qui se lit facilement, mais qui ne bouleverse pas les codes non plus. J'ai eu un peu de mal à accepter l'interprétation du Dr Jeckyll et Mr Hyde, car Tristan présente Hyde quasiment comme une personne indépendante du Dr Jeckyll (en parlant de la séparation d'une âme en deux), alors que pour moi il était plutôt question de faire ressortir les noirceurs humaines déjà présentes chez un individu. Mais c'est un détail peu important pour la suite. Le début est relativement prévisible, et je ne crois pas vous spoiler en disant que Jill et Tristan vont évidemment réussir à recréer la potion ; là où ça devient plus intéressant à mon avis, ce sont les conséquences, et je ne m'attendais pas à ce que Jill soit à son tour contaminée par les effets maléfiques des produits. Son changement est ce que j'ai préféré. Quelques autres surprises vers la fin.
          En résumé, c'est un roman agréable, qui personnellement ne me laissera pas un souvenir impérissable, et je persiste à dire que de bonnes réparties bien placées auraient pu pimenter tout ça.
C'était une lecture commune avec Cécile : alors, convaincue ?