fils

 

Lois Lowry

Ecole des Loisirs (Médium)

Fait partie de la tétralogie Le Passeur, Messager, L'élue

        Résumé de l'éditeur : Les pêcheurs l’ont surnommée Claire de l’eau. Quand ils l’ont arrachée aux flots et ramenée au village, la jeune naufragée ne se souvenait de rien, sauf de son prénom. Personne ne sait qu’elle a grandi dans la communauté, une société où les couleurs n’existent pas et où les émotions sont interdites. Personne ne peut imaginer qu’elle a été programmée pour être mère porteuse, qu’elle a été inséminée à l’âge de quatorze ans, qu’elle a eu un fils, qu’on le lui a arraché. Depuis, Claire n’a plus jamais été la même, obsédée par cet enfant qu’elle a tenu une seule fois dans ses bras, hantée par ses boucles blondes et ses yeux clairs. Elle fera tout pour retrouver son fils, jusqu’à accepter un terrible sacrifice…

        Si ça avait été une histoire indépendante, j'aurais parlé de l'écriture fluide, de l'histoire, étrange et sympathique, mais peu marquante. Mais dans la mesure où il s'agit de la suite du Passeur (paru en 1993), un de mes livres cultes, je suis obligée de mettre en avant ma déception. J'ai eu du mal à me décider à lire ce roman, pour garder intact le souvenir du Passeur dans ma mémoire, qui m'avait profondément marqué quand j'avais une douzaine d'années. Le Fils est composé d'une première partie où l'on retrouve exactement le même univers que le Passeur (avec quelques détails qui m'ont laissé perplexe, tels ces enfants qui rougissent à la cérémonie des 12 ans, alors que la communauté ne distingue pas les couleurs...) ; la seconde partie se déroule dans un village qui se rapproche du monde tel qu'on peut le connaître, mais à mon avis, l'univers du Passeur doit rester hors contexte pour garder sa force, car toutes les avancées scientifiques et le fait incroyable de pouvoir garder les souvenirs et les passer d'une personne à l'autre ne peuvent pas avoir leur place dans notre monde. Enfin, la troisième partie bascule dans le fantastique, axée sur Gabriel, avec beaucoup d'informations inutiles sur Jonas, Kira et Matty. On est dans la démonstration un peu lourde pour bien montrer qu'on est dans la tétralogie, mais on peine à créer le lien, et on finit précipitamment en quelques pages.

Le tout forme un ensemble très disparate : les parties s'articulent difficilement et abruptement.
Pour moi, ce quatrième roman n'a pas d'intérêt par rapport aux trois autres ; il n'apporte rien de plus. Certes, il vous montre ce que sont devenus les personnages tant chéris, mais platement, sans y insuffler la force du récit de la trilogie initiale (qui, je le rappelle, était complète). Bref, à lire si vous n'avez pas d'attachement particulier aux précédents volumes, mais que je vous conseille d'éviter si, comme moi, ils vous avaient laissé un fort souvenir.