Un petit point sur les livres auxquels je ne réserverai pas de chronique individuelle, par manque de temps, parce que je ne les ai pas fini, parce que je ne les ai pas compris... C'est parti !

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Le prix à payer, de Vincent Faucheux, édité chez Alice

Résumé : Paul Tournier, célibataire, a une existence réglée comme du papier à musique : boulot, métro, dodo. Il ne se plaint pas, mais se demande parfois lesquels de ses choix dans le passé l'ont empêché de vivre l'existence de ses rêves. C'est d'ailleurs la question qu'il se pose, lorsque, ce soir-là, en rentrant du bureau, il traverse la rue distraitement et se fait renverser par une voiture. Quand il se réveille à l'hôpital, un homme, tout de blanc vêtu, se tient devant lui. Il dit s'appeler Fortunae et offre à Paul l'opportunité de revivre certains événements majeurs de sa vie et d'ainsi pouvoir modifier ses choix. Une chance pour Paul ? Peut-être.

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que j'ai trouvé les dialogues plats et que je n'ai vraiment pas compris la morale du roman, en tout cas pas à partir du moment où l'idée d'un remède pour des millions de personnes entrait en jeu...

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Un jour, de David Nicholls, édité chez 10-18

Résumé : Lui, Dexter, issu d'un milieu aisé, séduisant, sûr de lui, insouciant. Elle, Emma, d'origine modeste, charmante qui s'ignore, bourrée de complexes, de principes et de convictions. Nous sommes le 15 juillet 1988. Margaret Thatcher est au pouvoir, la new wave bat son plein, Dexter et Emma viennent de passer une nuit ensemble. Ces deux-là ne le savent pas encore mais ils ont vécu un coup de foudre. D'année en année, Dexter et Emma vont se chercher, se perdre, s'aimer, se détester, se séparer...

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que Sita sait parfaitement donner envie en quelques lignes ! Un roman à la construction très prenante façon Quand Harry rencontre Sally, chaleureux et loin d'être niais.

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C'est pas grave, de Jo Hoestland, édité chez Milan

Résumé : Chloé a 14 ans. Avec sa vie d'ado qu'elle conjugue au jour le jour. Je, c'est elle, le jour où elle explose contre sa mère, avec des mots qui font mal, à celle qui les entend, mais aussi à celle qui les prononce. Tu, c’est Mathis, son petit copain qui ne veut plus d'elle. Première rupture. Il, c’est son père, parti si tôt de la maison, qui n’a pas accompagné toute son enfance et qui essaie de se racheter, bien maladroitement. Elle, c’est la version parfaite de Chloé, celle qu’elle voudrait être, la créature de rêve des magazines, mystérieuse et hautaine. On, c’est une histoire d’amitié entre Liza et Chloé. Une histoire si forte qu’elle en est devenue fraternelle, mais qui s’est brisée, à cause de Mathis, justement. Nous, c’est elle et sa grand-mère, un dialogue entre deux générations, une grand-mère qui dit à Chloé ce que sa mère n'a jamais pu, ou su, lui dire. Vous, c’est ce prof d’histoire passionné et passionnant, qui l’intéresse au monde et qui la valorise. Ils, c’est toutes ces personnes qui parlent à la télé ou dans sa classe. Ceux qui pensent tout savoir et pouvoir répondre aux besoins de Chloé et de son entourage. Ceux qui sont loin mais se croient près. Elles, ce sont les filles de l’autre côté de la rue. Celles qui se croient supérieures, celles qui sont riches.

Pourquoi je ne le chronique pas : Parce que j'ai trouvé le roman pas mal, mais pas génial non plus. Le procédé d'écriture est censé interpeller mais touche tous les domaines (sa mère, son copain, son père, etc.) et l'accumulation finit par sembler disproportionnée. Dommage, la colère adolescente était plutôt bien rendue.