desetoilesauplafond

Johanna Tydell
Thierry Magnier

Présentation de l'éditeur : Jusque là tout allait à peu près bien pour Jenna, mais sa mère est tombée malade. Et franchement un cancer, ça n’a rien de drôle. Surtout après les séances de chimio ; Jenna doit assurer le quotidien, les courses, les repas, un brin de ménage, mais le pire c’est que les grands-parents en profitent pour taper l’incruste. Heureusement il y a Susanna, la grande amie-confidente de toujours, quoique, un peu trop sage. Elles sont unies par leur détestation de Pénélope-la-salope qui habite le même escalier que Jenna et organise   des fêtes avec alcool, tapage nocturne et descente de flics.

La maman de Jenna Wilsson s'appelle Liv et elle a un cancer du sein.
La maman de Jenna Wilsson n'a pas de cheveux sur la tête, juste un petit duvet. Parfois elle se déplace avec des béquilles, elle prend des comprimés matin et soir, elle a un siège sous la douche parce que c'est plus facile pour se laver.
Elle peut mourir.
Tu ne dois pas penser comme ça Jenna, lui disent tout le temps les gens. Jenna, Jenna. Tu ne dois pas penser comme ça.
Mais Jenna est allongée sous sa couverture dans son lit, sa chambre est froide, il fait sombre derrière la fenêtre et elle pense comme ça.
Elle ne peut plus s'en empêcher.

          Jenna doit gérer à la fois sa vie de collégienne et le cancer de sa mère, et ça fait beaucoup pour une si jeune fille.
         
Le roman parvient à montrer le poids sur les épaules de Jenna, qui tente de continuer à avoir une vie normale et à profiter de son adolescence malgré la situation, malgré les regards, malgré sa "honte d'avoir honte" de sa mère malade. Il y a d'ailleurs un joli fond sur les amitiés et les amours qui se font et se défont, plutôt bien cerné pour cette tranche d'âge où tout est bouleversement. Mais c'est surtout, porté par un style dépouillé, parfois sec, un texte qui va droit au but, plein de colère mais avec des moments apaisés, empli d'émotion mais sans pathos, avec toute l'ambivalence et la culpabilité de Jenna et des proches d'un malade, qui voudraient juste voir la souffrance de la personne qu'ils aiment s'arrêter enfin. Je n'en dirai pas plus, sachez juste que j'ai versé plus que quelques larmes tout au long des cent dernières pages du livre, et que je le conseille fortement !

Les cinq premiers chapitres vous donneront un bon aperçu de l'ensemble du roman.