contrecoups

 

Nathan Filer

Michel Lafon

        Résumé de l'éditeur : « Je vais vous raconter ce qui s’était passé, parce que ce sera l’occasion de vous présenter mon frère. Il s’appelle Simon. Je pense que vous allez l’aimer. Vraiment. Mais d’ici quelques pages il sera mort. Et, après ça, il n’a plus jamais été le même. »

Matthew a 19 ans, et c’est un jeune homme hanté. Par la mort de son grand frère, dix ans auparavant. Par la culpabilité. Par la voix de Simon qu’il entend partout, tout le temps… Matthew a 19 ans et il souffre de schizophrénie, une maladie qui « ressemble à un serpent ». Pour comprendre son passé et s’en libérer, Matthew dessine, écrit.

        Un premier roman autour des thèmes de la schizophrénie mais aussi du deuil ; l'auteur a été infirmier psychiatrique pendant 10 ans, et son vécu et son expérience transparaissent fortement ici. Contrecoups est très réussi au niveau de la révélation des événements dans le désordre ; l'aspect décousu de l'écriture demande un effort intellectuel pour remettre l'histoire dans l'ordre chronologique, mais du coup rend la lecture passionnante. A ce niveau là, le roman est extrêmement bien construit, presque trop construit d'ailleurs, car à certains moments je voyais la structure littéraire de la narration et je n'arrivais pas toujours à me laisser pleinement porter par le récit de Matthew. Certains passages sur la folie sont très réalistes, mais j'aurais aimé que l'auteur aille encore plus loin dans le mode de pensée et le ressenti du narrateur, qui reste somme toute très compréhensible. Les dernières pages ont finalement réussi à me toucher, à m'emmener dans l'émotion. Un bon livre pour une première immersion dans les méandres du cerveau, à compléter par d'autres textes si le sujet vous a interpellé.