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Audren

École des Loisirs

        Résumé de l'éditeur : L’orphelinat d’Abbey Road ne s’est pas toujours appelé ainsi. Son véritable nom, il vaut mieux ne pas le connaître. Il vaut mieux ne pas poser de questions, non plus, ni sur ce sujet ni sur aucun autre. Soeur Ethelred n’aime pas que les enfants posent des questions. Elle dit que Dieu apportera toutes les réponses. Ses réponses à elle, ce sont les punitions. Ce soir, comme chaque soir, les pensionnaires ont dit leur prière et soeur Ethelred a coupé l’électricité dans le dortoir. Mais Joy ne peut pas dormir. Elle pense au souterrain que son amie Margarita a découvert sous l’abbatiale. Qu’y a-t-il au bout de ces couloirs qui sentent le soufre ? Pourquoi Prudence ne parle-t-elle plus depuis qu’elle les a visités seule ? De quoi a-t-elle si peur ? D’où vient cette étrange brûlure sur son bras ? Que cache le mince sourire de Lady Bartropp, la bienfaitrice de l’orphelinat ? Et pourquoi la petite Ginger chante-t-elle sans cesse une chanson en latin sans même s’en apercevoir ? Les réponses sont peut-être là, tout près, dans un autre monde.

        Une ambiance d'orphelinat à la Dickens pour ce roman un peu suranné, au charme désuet, à l'atmosphère lourde, avec une plongée très progressive dans l'histoire qui fait lentement entrer le lecteur dans un pur roman fantastique, avec à la clé des démons et des mondes cachés dans lesquels on ne peut pénétrer que sous certaines conditions. Sans qu'on s'en rende compte, le livre bascule petit à petit dans une ambiance carrément effrayante à la manière du roman Coraline de Neil Gaiman, avec notamment le personnage de Ginger, petite orpheline poursuivie par des voix qui chantonnent et qui lui parlent, j'en ai frissonné ! Un léger regret sur les trente dernières pages qui m'ont un peu déroutée, car on revient brutalement dans le monde réel avec une révélation très terre à terre qui me semble avoir du mal à s'imbriquer avec le reste du récit imaginaire. Mais c'est malgré tout un excellent début de série pour ce tome 1, qui peut se suffire à lui-même. Avec en prime une jolie couverture intrigante comme il faut, un effort de l'Ecole des Loisirs qu'il faut saluer !