divergent

 

 Veronica Roth

 Nathan, collection Blast

         Résumé de l'éditeur : Cinq destins. Un seul choix. Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions : Altruistes, Érudits, Audacieux, Fraternels et Sincères. À 16 ans, elle doit choisir sa nouvelle appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d'aptitudes n'est pas concluant. Elle est Divergente, elle est en danger de mort !

         Clarabel y voit sans nul doute le nouveau phénomène littéraire et je pense qu'elle a raison, mais pour ma part je suis plus nuancée et clairement moins emballée.
        Ce qui est sûr, c'est que l'idée de départ est bonne, très bonne. Le fonctionnement de la société se tient, c'est très intéressant de découvrir les modes de fonctionnement des cinq factions et le pourquoi de leurs choix de vie. La construction du récit et l'avancée de l'intrigue sont maîtrisées, le lecteur se laissera happer par les scènes de suspense et d'action (le choix de Beatrice, sa formation et les sélections, les combats...) et pourra reprendre son souffle sur les aspects plus socio-politiques du roman. Évidemment les sentiments ne seront pas en reste, et la relation amoureuse qui se noue est touchante. Objectivement, tous les bons ingrédients sont réunis.
        Un peu plus subjectivement maintenant, j'ai certes passé un agréable moment de lecture, mais plusieurs points me freinent un peu. Déjà, le fait de reconnaître certaines structures déjà-vues ; le choix crucial, la cérémonie à l'adolescence sont présents dans Le Passeur ou plus récemment Promise (et dans une certaine mesure Hunger Games, à la nuance près qu'il s'agit d'un tirage au sort). Mais ce qui m'a gêné principalement dans l'histoire, c'est que j'ai ressenti un manque absolu d'empathie pour l'héroine. A aucun moment je n'ai éprouvé de la compassion pour elle, ni ne me suis identifiée à ses choix (forcément, elle choisit la seule faction qui ne me plaît pas du tout) ; son entraînement quasi militaire ne m'intéresse pas, ses réactions ne m'ont pas touchée. Pour comparer avec Hunger Games, je m'étais attachée à Katniss malgré des actes violents, car c'était la situation qui la forçait à survivre malgré tout, quitte à tuer les autres ; mais là, je n'ai pas franchement aimé le comportement de Beatrice, dû uniquement à ses propres choix et non à la situation. Le fait qu'elle soit Divergente, qui donne quand même son titre au livre, ne prend de l'importance que dans les 60 dernières pages, dans lesquelles tout s'accélère presque artificiellement, avec quelques événements peu probables qui ne semblent être là que pour servir de rebondissements dans les tomes à venir...
        Bref, pas convaincue par ce premier volume ; mais vous pourrez vous faire votre propre opinion dès le 6 octobre, sa date de sortie en librairie ! Merci quand même aux éditions Nathan pour la découverte !