odd_et_les_geants_de_glace

Neil Gaiman
Albin Michel

Présentation de l'éditeur : Dans un village nordique isolé, vit Odd, douze ans, un garçon à qui la chance ne sourit guère : son père n’est jamais revenu d’une expédition viking, et un arbre a écrasé sa jambe, le laissant boiteux. Cette année, l’hiver glacial ne se termine pas, rendant les villageois bougons et méfiants. Un aigle, un ours et un renard apprennent à Odd pourquoi l’hiver a envahi le pays : les géants de glace l’ont givré. Seul un garçon très spécial, malin, optimiste et à l’éternel sourire serait en mesure de ramener l’ordre chez les dieux, et la chaleur chez les hommes…

Un petit ouvrage, qui se lit très vite, et tient tout à fait du conte (et pas du tout un roman ado comme on peut le croire en se fiant à sa parution dans la collection Wiz) ; d'ailleurs je le conseillerai plutôt pour la tranche d'âge des 8-12 ans. Ceci étant posé, c'est une bonne lecture, pleine d'humour et de tout un tas d'autres réflexions pour peu qu'on sache un peu lire entre les ellipses, comme c'est souvent le cas dans la construction des contes. Ceux qui connaissent l'univers de Gaiman identifieront certains de ses thèmes et personnages favoris (la mythologie Viking, Loki...) ; les autres se satisferont d'une histoire optimiste et amusante. Clairement, ce n'est pas un "grand" Gaiman comme ceux qui arrivent à transporter le lecteur pour un voyage tantôt lumineux, tantôt sombre, mais toujours riche ; ça reste néanmoins une bonne promenade, et je m'en contente avec plaisir.

Il s'assit le dos contre le mur. Ni l'ours ni l'aigle ne lui prêtèrent attention. Le renard lui jeta un regard rapide de ses yeux verts.

- Vous parliez, fit remarquer Odd.

Les animaux le regardèrent, puis se regardèrent entre eux. Ils ne dirent pas réellement : "Qui ? Nous ?", mais c'était bien ce qu'exprimaient leur attitude, leur posture.

- Quelqu'un parlait, insista Odd, et ce n'était pas moi. Il n'y a personne d'autre ici. Conclusion : c'était vous. Et ce n'est pas la peine de vous disputer.

- Nous ne nous disputions pas, rétorqua l'ours, car nous ne savons pas parler.

Puis il ajouta :

- Oups !