voleur

Sarah Prineas
Gallimard Jeunesse

Conny a toujours vécu dans la rue, et pour survivre, il est devenu expert en crochetage de portes, et n'a pas son pareil pour dérober discrètement les bourses des passants. Ce soir là, il fait les poches d'un magicien, et lui dérobe sa locus magicalus, la pierre qui canalise ses pouvoirs. Étonné de voir que le garçon n'a pas été foudroyé au contact de sa pierre, Nihil décide de le garder auprès de lui. Mais il n'a pas de temps de réfléchir à cet étrange phénomène : il doit enquêter sur la baisse inquiétante du niveau de magie de la ville de Wellmet. Peut-être que Conny pourra être utile ?

Bon, voire très bon premier roman jeunesse. Sans être extrêmement original, l'univers est crédible, les péripéties prenantes, les personnages attachants et l'ambiance est bien rendue. Un peu de suspense, un peu d'humour, pas mal de fantastique : tous les bons ingrédients y sont, et sont bien exploités. Tout au long de ma lecture, j'ai fait le lien avec Le livre noir des secrets et Le magicien des morts de Higgins, même si Le voleur de magie est beaucoup moins sombre et accessible à la tranche d'âge en dessous (à partir d'une dizaine d'années environ). Et puis surtout, enfin, j'ai un vrai bon titre à proposer à la question récurrente : "Qu'est-ce que vous avez dans le style Harry Potter ?"